Le syndicat algérien des laboratoires d’analyses médicales (SALAM) affirme suivre avec intérêt et inquiétude l’évolution que connait la situation de la profession au sein de la wilaya de Djelfa. Il lance un appel aux hautes autorités du pays pour mettre fin à cette situation.
«Dans cette wilaya comme dans les autres wilayas du pays, l’exercice illégal de la biologie médicale par des structures non habilitées et non agrées par les autorités sanitaires est pratique courante», dénonce le syndicat SALAM avant de de signaler que des «Centres de soins, officines pharmaceutiques, cabinets médicaux et cliniques sous diverses formes sont des lieux d’exercice illégal de l’activité d’analyses médicales».
Il s‘agit une activité règlementée, précise le syndicat, soumise à agrément et conditionnée par la possession de compétences spécialisées sanctionnées par l’obtention d’un diplôme d’études médicales spécialisées d’ans l’une des spécialités biologiques suivantes : Biologie médicale, Biochimie, Hémobiologie, Microbiologie, Immunologie et Parasitologie.
Le syndicat SALAM a tenu à rappeler également que les biologistes médicaux ont usé «des moyens et recours légaux» afin d’alerter les autorités sur «les dépassements graves et surtout sur la mise en danger de la santé des citoyens, en raison des dépassements graves constatés dans cette wilaya».
Saluant le courage des autorités sanitaires de la wilaya pour avoir fermé «Les laboratoires clandestins installés au sein des officines pharmaceutiques en application de l’instruction N°2 MSPRH/DGSSR/DSSP/MDSP du 04 Avril 2021», le syndicat SALAM que des confrères et les autorités locales «subissent de pressions énormes en guise de représailles».
“Certaines parties n’hésitent pas à recourir à la menace» et d’appeler à la sagesse de «nos confrères pharmaciens et nous les invitons à faire preuve de discernement, l’officine est un espace de santé assurant des missions importantes au sein de notre système de santé, principalement la dispensation de produits pharmaceutiques et l’exécution de préparations.»
1300 laboratoires privés en exercice
Rappelant les dispositions règlementaires notamment la loi sanitaire de 2018, le syndicat des biologistes signale que le pharmacien d’officine était autorisé à effectuer uniquement cinq analyses médicales simples, en particulier dans les régions éloignées, qui ne disposent pas d’un laboratoire d’analyses médicales. Ce n’est plus le cas dans les loi actuelles et «l’Algérie nouvelle de 2023 n’est plus à ce stade», note SALAM.
Il signale qu’environ 1300 laboratoires privés et au moins autant de laboratoires dans le secteur publique à même d’offrir à la population des actes de biologie médicale de qualité, sont en activité.
SALAM fait un autre rappel à Monsieur le président du conseil de l’ordre des pharmaciens en lui signifiant qu’ : «au sein de l’ordre qu’il préside sont inscrits les pharmaciens biologistes médicaux en tant que catégorie à part entière qui reconnait leur qualification. Les pharmaciens d’officine y sont inscrits en tant qu’officinaux uniquement».
«Le conseil de l’ordre aurait dû non seulement être le garant de l’application des lois de la république mais aussi leur instigateur», a ajouté la même source et d’exhorter «les hautes instances du pays à intervenir afin de mettre fin à cette situation avant que les choses ne s’enveniment dans la wilaya de Djelfa mais aussi pour que cesses les situations de non droit dans les autres wilayas et surtout pour arrêter les dépassements et l’excès de zèle de certains responsables.»
Djamila Kourta
