L’Algérie entend consolider sa riposte contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles (IST) à travers la mise en œuvre du Plan national stratégique 2024-2028. C’est dans cette optique que le ministre de la Santé, le Pr Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a reçu la représentante du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) en Algérie, Mme Souraya Alem. Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté des deux parties de renforcer leur partenariat afin de soutenir les efforts nationaux en matière de prévention, de dépistage, de prise en charge des personnes vivant avec le VIH et de développement des compétences des professionnels de santé.
La rencontre, tenue au siège du ministère en présence de cadres de l’administration centrale, a permis de faire le point sur l’état de la coopération entre l’Algérie et l’ONUSIDA. Les deux parties ont salué la qualité du partenariat existant et exprimé leur volonté de le consolider afin de soutenir davantage les efforts nationaux de prévention et de lutte contre le VIH/sida.
À cette occasion, Mme Souraya Alem a félicité l’Algérie pour les avancées réalisées dans les domaines de la prévention et du traitement. Elle a réaffirmé la disponibilité de l’ONUSIDA à accompagner la mise en œuvre du Plan national stratégique de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/sida 2024-2028, à travers un appui technique et le renforcement des capacités.
Une vigilance renforcée face à l’évolution de l’épidémie
Les discussions ont également porté sur l’évolution de la situation épidémiologique du VIH aux niveaux régional et international, marquée par une hausse des nouvelles infections. Les deux parties ont insisté sur l’importance de renforcer les dispositifs de surveillance, de promouvoir le dépistage précoce et d’assurer une prise en charge rapide des personnes infectées.
La transmission du VIH, des infections sexuellement transmissibles ainsi que des hépatites virales B et C a également été abordée. Les responsables ont souligné la nécessité d’adopter une approche globale reposant sur la prévention, l’information du public, le dépistage et l’accès à des soins de qualité.
Les adolescents et les addictions au cœur des priorités
Le ministre de la Santé a rappelé que la prévention constitue le moyen le plus efficace pour freiner la propagation du VIH. Il a appelé à intensifier les campagnes de sensibilisation, notamment en direction des adolescents, tout en renforçant les actions de lutte contre les addictions aux substances psychoactives, reconnues comme un facteur de risque favorisant la transmission du virus. Il a également plaidé pour un meilleur accès des personnes dépendantes à des structures spécialisées de prise en charge.
Le Pr Aït Messaoudène a, en outre, insisté sur l’importance de développer la formation initiale et continue des professionnels de santé afin d’améliorer la qualité des soins et d’intégrer les dernières avancées scientifiques dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
Enfin, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à lutter contre toute forme de stigmatisation et de discrimination envers les personnes vivant avec le VIH au sein des établissements de santé. Elles ont renouvelé leur volonté de renforcer leur coopération dans les domaines de la prévention, de la formation, de l’échange d’expertise et de l’appui technique, afin de soutenir la réponse nationale au VIH/sida et de contribuer à l’amélioration de la santé publique en Algérie.
Rania. N
