Aller au contenu
Équivalence des diplômes étrangers : Le ministère de la Santé passe au tout-numérique

Décès d’une réanimatrice au CHU de Bab El Oued : Le ministère de la Santé dément les « rumeurs » et appelle à la retenue

Face à la vive émotion et à la polémique suscitées par le décès d’une jeune médecin au CHU Lamine-Debaghine de Bab El Oued, le ministère de la Santé est sorti de son silence pour démentir tout lien entre ce drame et une éventuelle surcharge de travail. Rejetant catégoriquement les informations relayées sur les réseaux sociaux, le département ministériel appelle à la retenue et invite à attendre les conclusions de l’enquête judiciaire en cours, seule habilitée à établir les circonstances exactes du décès.

Dans un communiqué publié mardi soir, le ministère de la Santé a fermement démenti les informations attribuant le décès de la jeune médecin à une supposée surcharge de travail ou à un rythme de gardes particulièrement éprouvant. La tutelle a appelé l’opinion publique et les médias à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute spéculation, dans l’attente des conclusions de l’enquête en cours.

Selon les précisions apportées par le département ministériel, la praticienne assurait ses fonctions dans le cadre de son planning habituel et n’était pas de garde la nuit de son décès. Le ministère souligne également que sa dernière garde remontait au vendredi précédant le drame, rejetant ainsi les informations relayées sur les réseaux sociaux selon lesquelles elle serait décédée des suites d’un arrêt cardiaque après une longue garde. Il insiste sur le fait que ces allégations ne reposent sur aucune source officielle.

Un drame qui ravive le malaise du secteur

Au-delà de cette mise au point, ce décès a ravivé le débat sur les conditions de travail des professionnels de la santé publique. L’émotion suscitée par la disparition de cette jeune praticienne a rapidement laissé place à de nombreuses réactions. Des médecins, rejoints par des parlementaires, ont réclamé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame, tout en appelant à une révision du statut particulier des personnels de santé et à une amélioration de leurs conditions d’exercice, notamment en matière de gardes et de reconnaissance professionnelle.

Sur le plan judiciaire, le ministère rappelle que les causes du décès n’ont pas encore été établies. Il précise que seules les autorités judiciaires et les services compétents sont habilités à déterminer les circonstances exactes de cette disparition, conformément aux procédures médico-légales en vigueur.

En cette douloureuse circonstance, le ministre de la Santé, le Pr Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a présenté, en son nom et au nom des cadres de l’administration centrale, ses sincères condoléances à la famille de la défunte ainsi qu’à l’ensemble de la communauté sanitaire.

Le ministère conclut enfin en invitant les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité, à éviter la diffusion d’informations non vérifiées et à se référer exclusivement aux sources officielles jusqu’à la publication des résultats définitifs de l’enquête.

error: Content is protected !!