Les maladies respiratoires posent un sérieux problème de santé publique en Algérie. Des mesures préventives et sanitaires doivent être prises en urgence afin de freiner l’évolution de ces affections. Elles sont nombreuses et complexes notamment les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) dont la première étude en Algérie a été présentée au 26eme congrès de la société algérienne de pneumophtisiologie organisé les 10 et 11 mai à Alger.
Ces pathologies représentent un lourd fardeau pour les patients et le système de santé algérien. Pr Dalila Mekideche, chef de service de pneumologie allergologie au CHU de Beni Messous affirme que « les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) sont des affections graves et chroniques. Elles aboutissent à un handicap respiratoire grave ».
Elle déplore l’absence de données fiables à l’échelle nationale de ces pathologies qui sont en nette augmentation dans notre pays. «Nous avons quelques données relatées dans des thèses et recueillies dans des services de pneumologie», a-t-elle souligné en faisant référence à la dernière étude d’un échantillon de 618 patients «un travail effectué avec différents service de pneumologie et les résultats montrent une prédominance féminine dont l’âge est de 58 ans bien qu’elle touche les deux sexes. Les patients sont diagnostiqués tardivement et ils présentent déjà une insuffisance respiratoire chronique», a-t-elle souligné .
Pr Mikideche a appelé à la mise en place d’un registre national pour les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) afin de connaître la prévalence et l’incidence de ces affections.
«Le diagnostic est effectivement très difficile à poser. Il nécessite des moyens importants d’où l’importance de renforcer la formation et améliorer les moyens de diagnostics» notamment l’imagerie médicale, les examens fonctionnels respiratoires et autres.
D’autres thématiques tels que le infections respiratoires aiguës et le sommeil ont été débattues lors de ces deux journées du 26 ème congrès placé sous le thème les maladies respiratoires à l’ère de la médecine de précision et des biothérapies ».
D. K.
