À l’occasion de son 6e Forum des cancers urologiques, l’Association algérienne d’urologie a placé l’élaboration de recommandations nationales au cœur de ses travaux. L’objectif est d’adapter les référentiels internationaux aux réalités du système de santé algérien, en tenant compte des moyens disponibles et des spécificités de la prise en charge des patients.
Cette initiative repose, selon le Pr Kamel Banakila, urologue membre de l’association et coordinateur du comité national des cancers urologiques, sur une démarche pluridisciplinaire mobilisant des experts algériens de différentes spécialités, notamment des urologues, des anatomopathologistes, des radiothérapeutes et des oncologues.

Leur contribution vise à élaborer des recommandations médicales adaptées au contexte national, depuis le diagnostic jusqu’au choix des traitements, a t-il souligné.
À travers ce travail collectif, l’association entend mettre à la disposition des médecins algériens, en particulier des urologues, un référentiel pratique destiné à harmoniser les approches diagnostiques et thérapeutiques et à améliorer l’accès des patients aux soins.
Ce chantier est appelé à se poursuivre dans le temps, avec une actualisation progressive des recommandations et la constitution d’un recueil de référence accessible aux professionnels de santé algériens.

Les cancers urologiques — au premier rang desquels figurent les cancers de la prostate, de la vessie et du rein — représentent une part importante des consultations et des hospitalisations en oncologie en Algérie. Jusqu’à présent, les praticiens locaux s’appuyaient essentiellement sur les directives internationales (notamment européennes et américaines).
Si ces recommandations internationales constituent un socle scientifique incontestable, leur application stricte se heurtait parfois à des contraintes d’accès aux molécules de dernière génération, aux équipements de pointe ou à la répartition géographique des plateaux techniques.
D. K.
