Une moyenne de 140.000 morsures dont 15 décès sont enregistrés par an en Algérie a annoncé Dr Amal Boughoufellah chargée de la surveillance des maladies transmissibles à l’INSP à l’occasion d’ une journée de formation et de sensibilisation des journalistes dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la rage placée sous le slogan «Ensemble pour éliminer la rage.»
Les enfants sont les premières victimes, t-elle fait savoir de ces nombreuses morsures et de signaler : «plus de 42% des infections sont enregistrées chez les enfants de moins de 15 ans dont 84% chez les garçons, et la cause principale de morsures sont les chiens, avec un taux de 82,5%, dont 54% de chiens errants.»
Dr Boughafellah a également signalé la hausse de cas d’infection des chats par cette maladie en raison du non-respect de la vaccination périodique des chats domestiques. Elle a indiqué que le coût de la prise en charge revient en cout direct revient à « 300 millions de dinars. Nous avons tous les moyens d ‘éliminer cette maladie » .
La directrice de la Prévention des maladies transmissibles au ministère de la Santé, Samia Hammadi a indiqué, de son côté, que le secteur a pour objectif d’atteindre “zéro cas de rage à l’horizon 2030”, appelant à la conjugaison des efforts dans la lutte contre cette maladie, et la sensibilisation aux causes et moyens de mettre fin à cette maladie tout au long de l’année.
Pr Nassima Achour chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital El Kettar, déplore l ‘enregistrement des cas de décès par la rage dont 8 cas au courant de ce mois de septembre.
Elle rappelle l’importance de se présenter aux centres pour consultation devant tout morsures suspecte pour un diagnostic précoce et un traitement si nécessaire car la rage tue. Elle appelle les citoyens a faire vacciner les animaux domestiques afin de protéger les enfants en cas de morsure.
Intervenant à l’ouverture de la journée de formation, le directeur général de l’INSP, Abderrazak Bouamara, a rappelé l’intérêt de la vaccination dès que le diagnostic est posé pour éviter l’infection et les complications.
Djamila Kourta
