Depuis une décennie, les Laboratoires Beker s’imposent comme un acteur clé de la lutte contre l’hépatite C en Algérie. Un engagement constant, fondé sur l’innovation, la souveraineté pharmaceutique et l’élargissement de l’accès aux traitements, comme l’a rappelé Mme Manel Chaib, responsable de la communication au sein du groupe, lors d’une rencontre médias, consacrée aux 10 ans d’engagement dans la lutte contre l’hépatite C.
Lors d’une présentation consacrée au bilan de ces dix années d’action, Mme Chaib a souligné « la fierté de pouvoir exposer aujourd’hui le chemin parcouru, tant en matière de mise sur le marché de médicaments que de prise en charge, de dépistage et de contribution à la lutte nationale contre l’hépatite C ».
Une décennie marquée par la souveraineté sanitaire
Selon la responsable de la communication, l’engagement des Laboratoires Beker s’inscrit avant tout dans une logique de souveraineté nationale. « Il s’agit d’un travail de fond mené sur dix ans, qui a permis à l’Algérie de disposer de solutions thérapeutiques développées et produites localement, garantissant un accès durable et équitable aux traitements », a-t-elle expliqué.
Cet investissement à long terme a contribué à positionner l’Algérie comme référence africaine dans la prise en charge de l’hépatite C, à un moment où l’accès aux antiviraux à action directe restait, dans de nombreux pays, limité par des coûts élevés et des contraintes d’approvisionnement.
Un contexte mondial alarmant
Mme Chaib est également revenue sur le contexte international ayant motivé cet engagement. Il y a dix ans, l’hépatite C représentait un enjeu sanitaire majeur, avec des millions de personnes infectées à travers le monde et des centaines de milliers de décès annuels liés à des complications graves, notamment la cirrhose et le cancer du foie.
« L’hépatite C est une maladie silencieuse. De nombreux patients ignorent leur infection pendant des années, ce qui retarde le diagnostic et compromet les chances de guérison », a-t-elle rappelé, soulignant l’importance du dépistage précoce et de l’accès effectif au traitement.
De traitements lourds à une révolution thérapeutique
En Algérie, la situation était particulièrement préoccupante il y a une décennie. Les traitements disponibles reposaient essentiellement sur l’interféron injectable, avec des durées longues, une efficacité limitée et des effets secondaires lourds, permettant de traiter seulement quelques centaines de patients par an.
L’arrivée des antiviraux à action directe a marqué un tournant décisif. « Ces nouvelles molécules ont ouvert la voie à des taux de guérison supérieurs à 95 %, mais leur accessibilité constituait un véritable défi », a indiqué Mme Chaib.
Un rôle actif dans la stratégie nationale
Les Laboratoires Beker ont progressivement accompagné la stratégie nationale de lutte contre l’hépatite C à travers :
- la mise sur le marché de traitements innovants,
- le soutien aux campagnes de dépistage en collaboration avec les autorités sanitaires,
- la contribution à l’élaboration des outils de prise en charge, et l’exportation du savoir-faire algérien vers d’autres régions du monde.
Cet engagement s’est traduit par la guérison de dizaines de milliers de patients, en Algérie et à l’international, tout en réduisant considérablement le coût du traitement.
Cap sur l’élimination de l’hépatite C
Pour Mme Manel Chaib, les dix prochaines années devront consolider ces acquis. « L’objectif est clair : contribuer à l’élimination de l’hépatite C comme menace de santé publique, en cohérence avec les stratégies nationales et internationales », a-t-elle affirmé.
Sensibilisation, déstigmatisation du dépistage, prise en charge des populations à risque et intégration continue des innovations thérapeutiques figurent parmi les priorités à venir.
Après dix ans d’engagement, les Laboratoires Beker entendent ainsi poursuivre leur action, avec une ambition affirmée : faire de l’accès au traitement contre l’hépatite C un droit effectif pour tous.
