La prise en charge du nodule thyroïdien doit aller vers la désescalade thérapeutique a déclaré jeudi Dr Bouab Diaeddine, endocrinologue, diabétologue et président de la l’association nationale des diabétologues et endocrinologues libéraux (ANDEL) en marge des dixièmes journées de l’association organisées à Alger.
Il affirme que le cancer thyroïdien est en augmentation dans le monde mais sans, pour autant, augmenter la mortalité. «Il s’agit d’un cancer qui évolue à bas bruit», a- t-il indiqué et peut évoluer pendant 40 ans sans qu’il y ait de décès.
«la chirurgie a augmenté la prévalence du nodule thyroïdien».
Il estime que «la chirurgie a augmenté la prévalence du nodule thyroïdien». Les dernières actualités en terme de prise en charge du nodule thyroïdien ne favorisent pas la chirurgie tant que le diagnostic d’un cancer n’est pas confirmé.
Cela a été bien expliqué par le Pr Laurence Leenhardt, spécialiste en la matière et un atelier est consacré, lors de ces journées, à cette thématique afin de mettre les médecins algérien au même diapason sur ce qui se fait ailleurs et permettre à nos patient de bénéficier d’une meilleure prise en charge.
Pour Dr Bouab ces journées scientifiques ont pour objectif d’enrichir, à travers les différentes expériences, la pratique quotidienne des médecins diabétologues et endocrinologues afin d’améliorer la prise en charge des patients.
Pour ce qui est de la diabétologie, de nombreuses thématiques sont abordées et elles sont liées principalement aux complications du diabète notamment le pieds diabétique, la neuropathie diabétique, l’artériopathie, la neuropathie autonome digestive mais aussi cardiaque et autres thèmes.
«28% des dépenses de la CNAS sont consacrées au patient diabétique»
D’où l’importance, a ajouté Dr Bouab, d’assurer une prise en charge adéquate, précoce et régulière : «Nous devons équilibrer et éduquer nos patients et prévenir les complications» car «ces dernières ont un coût. Il faut savoir que 28% des dépenses de la CANAS sont consacrées au patient diabétique».
Parmi ces complications que les diabétologues et endocrinologues ne doivent pas perdre de vue selon le Pr Amar Tbaibia, chef de service de médecine interne à l’hôpital de Birtraria, est la stéatose hépatique non alcoolique (NASH) qui touche 50 à 70% des diabétiques de type 2. Il a expliqué que c’est une maladie silencieuse et peu symptomatique
«Une complication du diabète qui peut évoluer vers un cancer» a- t-il rappelé d’où l’importance de dépister les personnes à risque avant l’installation de la fibrose sévère a- t-il insisté et de rappeler les principaux paramètres biologiques indiquées et radiologiques (fiboscan et FIB4) à effectuer devant une suspicion de la NASH.
Les travaux de ces journées se poursuivent aujourd’hui et demain avec de nombreuses communications au programme.
Djamila Kourta
