Le Syndicat Algérien des Laboratoires d’Analyses Médicales (SALAM) a annoncé avoir obtenu une décision de justice majeure en faveur des biologistes médicaux. La chambre des référés du Tribunal administratif d’appel d’Alger a ordonné, le 1er décembre 2025, la suspension de l’application de l’article 2 du règlement électoral n°1, à l’origine du rejet de nombreuses candidatures lors des dernières élections ordinales.
Depuis plusieurs semaines, une majorité de biologistes médicaux se sont vu refuser leur candidature aux élections des instances ordinales, au motif du cumul de cotisations.
Une disposition que SALAM a qualifiée de «discriminatoire», estimant qu’elle contrevient aux principes d’égalité et de représentativité, ainsi qu’à la loi de déontologie qui garantit le droit de tout praticien de participer à la vie ordinale.
Face à la multiplication des plaintes de ses adhérents, le syndicat a introduit une requête en référé sous la référence 5857/25, demandant la suspension immédiate de cette mesure.r
La justice a donné raison au syndicat. Le jugement N°7304/25 suspend, jusqu’à nouvel ordre, l’exécution de la décision réglementaire n°1 relative à l’organisation et au renouvellement de la moitié des conseils de l’ordre médical.
La décision électorale du Conseil National de Déontologie Médicale (CNDM), datée du 25 juin 2025, est elle aussi gelée, dans l’attente du verdict concernant une seconde procédure (affaire n°5856/25) visant à obtenir l’annulation totale de l’article litigieux.
SALAM demande une suppression définitive du texte
Pour SALAM, cette suspension judiciaire constitue «une victoire majeure» et confirme le bien-fondé de sa démarche. Le syndicat poursuit son action pour obtenir la suppression définitive de l’article 2, qu’il considère contraire aux règles de transparence et de légalité.
Il appelle à une participation électorale «juste, équitable et ouverte à tous les biologistes médicaux», soulignant que l’accès aux élections ordinales est un droit fondamental pour l’ensemble des praticiens.
Rania N.
