Une session de formation consacrée au processus de préqualification de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a réuni des opérateurs économiques du secteur pharmaceutique, avec pour objectif de les accompagner dans la préparation de leurs produits aux exigences internationales.
L’Algérie poursuit le renforcement de son dispositif réglementaire et de son industrie pharmaceutique. Dans cette dynamique, une session de formation dédiée à la préqualification OMS a été organisée samedi le 5 septembre par le ministère de l’industrie phgarmaceutique avec la participation d’experts de l’Organisation mondiale de la Santé.

S’exprimant à l’ouverture de la session de formation consacrée à l’accompagnement des opérateurs économiques activant dans le domaine de l’industrie pharmaceutique dans leur démarche de préqualification auprès de l’OMS, M. Kouidri a indiqué que “cette étape n’est pas une simple procédure technique, mais un choix permettant de confirmer que le produit algérien répond aux normes les plus élevées en matière de qualité, d’efficacité et de sécurité, constituant ainsi le meilleur argument commercial dont peuvent se prévaloir les entreprises algériennes du secteur sur les marchés extérieurs” et de signaler que cette initiative s’inscrit dans le prolongement des efforts engagés par le secteur pour renforcer le système réglementaire national et progresser vers le niveau de maturité 3 (ML3) de l’OMS. Elle vise notamment à permettre aux fabricants de mieux comprendre les exigences, les procédures et les différentes étapes du processus de préqualification.
Un enjeu pour l’exportation

Pour les opérateurs pharmaceutiques, l’obtention de la préqualification OMS représente un enjeu majeur, a t-il indiqué. Elle constitue une reconnaissance internationale de la conformité d’un produit aux exigences de qualité, de sécurité et d’efficacité et peut faciliter son accès à certains marchés internationaux.
Cette démarche revêt une importance particulière pour l’Algérie, qui cherche désormais à consolider ses capacités de production et à renforcer la présence de ses médicaments sur les marchés extérieurs, notamment africains.
De la souveraineté sanitaire à l’ouverture internationale
Après avoir consacré d’importants efforts au développement de la production locale et à la couverture des besoins nationaux en médicaments, l’Algérie entend franchir une nouvelle étape : transformer ses capacités industrielles en potentiel d’exportation.

Dans cette perspective, l’accompagnement des entreprises dans les démarches de préqualification OMS apparaît comme un levier pour renforcer la compétitivité de l’industrie pharmaceutique nationale et valoriser davantage le label « Made in Algeria ».
La session constitue ainsi une étape supplémentaire dans la coopération entre l’Algérie et l’OMS et dans la construction d’un environnement réglementaire et industriel répondant aux standards internationaux.
Djamila Kourta
