
L’introduction des médicaments anti -cancer dans les officines pour la gestion des effets secondaires, des soins palliatifs notamment la douleur, la contractualisation avec les établissements pour la pathologie cancéreuse et l’hospitalisation à domicile sont autant de recommandations émises par le spécialistes lors du cancer Pharmceutical Summits 2023 organisé par l’association nationale des pharmaciens algériens ANPHA.
L’enjeux de financement des plans et des thérapies anti cancer en Algérie est la thématiques développée entre cliniciens oncologues, hématologues et pharmaciens lors de cette rencontre scientifique carctérisée par un débat de haut niveau.
La lutte contre le cancer qui constitue un priorité des pouvoirs publics passe par une concertation multidisciplinaire et une évaluation des besoins pour une approche coordonnée et globale, ont souligné les participants à cette rencontre. « Après le plan cancer 2015- 2091 et décision du Président de la République de mettre en place d’une instance nationale de lutte contre le cancer dotée d’un budget conséquent traduit une volonté politique de lutter contre cette pathologie», a souligné Mouadh Tabainet président de l’ANPHA à l’ouverture des travaux tout en rappelant le rôle du pharmacien qui « est un acteur de santé publique et qui est au cœur de ce débat ».
Il donc nécessaire de lancer le débat, selon lui, afin d’identifier les besoins des cliniciens d’autant que l’Etat est déterminé à mobiliser les ressources afin d’améliorer la prise en charge des patients. Ainsi, la première session de cette conférence a été consacrée à la stratégie de lutte contre le cancer en rappelant les priorités nationales et le mode de financement.
L’introduction des médicaments anti -cancer dans les officines pour la gestion des effets secondaires, des soins palliatifs notamment la douleur, la contractualisation avec les établissements pour la pathologie cancéreuse et l’hospitalisation à domicile sont autant de recommandations émises par le spécialistes lors de la première session. Le Pr Said Bouhadef , oncoloque au service d’oncologie à l’hôpital de Rouiba est venu sur l’importance d’impliquer le pharmcien d’officine notamment enintroduisant certain produits anti cancer en officine. Ce qui permettra de désengorger la pharmcie hospitalière et assurer une meilleure traçabilité et rduire le gaspillage de ces médicaments d’autant nous n’avons pas encore d’identifiant patient Algérie », a indiqué Pr Bouhadef.
Il est question aussi de l’amélioration des moyens de diagnostic des cancers dont les incidences sont en augmentation, notamment pour ce qui est des plates forme de séquençage NGS non disponibles en Algérie. « Aujourd’hui, on ne peut pas traiter un cancer sans avoir effectuer les tests pour détecter toutes les mutations et adapter les traitements qui conviennent », a souligné le Pr Esma Kerboua chef d’unité au CPMC.
Elle revient sur la place de la biopsie liquide pour la recherche des mutations génétiques qui fait également défaut dans notre pays d’autant que « 10% des cancers sont génétiques », a -t-elle précisé et d’appeler au renforcement de la recherche fondamentale tout en créant des passerelles entre l’hôpital et l’université.
De son côté le Pr Mehdia Saidi chef de service au CAC de Batna a rappelé les particularités des cancers hémaologiques tout en mettant l’accent sur l’importance des moyens de diagnostic et de suivi de la maladie en faisant référence aux analyses cytogénétiques, la biologie moléculaire et la place du PET scan dans le suivi post thérapeutique. Pr Saidi a également insisté sur la formtion et la disponibilité qui ont montré leur efficacité en terme de survie qui a augmenté.
Djamila Kourta