Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a tenu à rassurer l’opinion publique suite aux rumeurs persistantes concernant la présence sur le marché national de lots falsifiés du médicaments « Sintrom 4 mg », utilisé dans le traitement des troubles de la coagulation. Selon lui, aucune version contrefaite de ce produit n’a été détectée en Algérie.
Intervenant lors d’une visite d’inspection au Centre de recherche et développement pharmaceutique en cours de réalisation par le groupe Saïdal, à Rahmania (Alger), le ministre a rappelé que l’Algérie a cessé d’importer ce médicament depuis 2023.
Sa production est aujourd’hui assurée exclusivement par deux opérateurs locaux agréés. «Des inspections ont été menées auprès des producteurs, et aucun cas de falsification n’a été enregistré», a-t-il précisé.
Un secteur en voie de saturation
Kouidri a également fait état d’une couverture locale estimée à 80 % des besoins en médicaments, un chiffre significatif qui reflète les efforts du pays en matière de souveraineté sanitaire. Il a même évoqué une saturation pour certaines spécialités pharmaceutiques.
Organiser le marché, renforcer la production
Pour renforcer davantage le tissu industriel pharmaceutique, le ministère prévoit de réorienter certains opérateurs vers la fabrication de médicaments encore importés. Cette stratégie vise à réduire la dépendance extérieure et à structurer le marché autour d’une offre maîtrisée.
Un pôle national pour l’innovation pharmaceutique
La visite a également porté sur le futur Centre de recherche, développement et innovation pharmaceutique, dont la mise en service est prévue d’ici la fin de l’année 2025.
Ce projet structurant, longtemps retardé, ambitionne de devenir un levier majeur pour la modernisation de l’industrie pharmaceutique algérienne.
Il repose sur une approche intégrée associant recherche scientifique, développement technologique et coopération avec des partenaires nationaux et internationaux.
Rania N.
