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Résistance aux antibiotiques : Considérer le diagnostic dans le contexte One Health

Le réseau national de surveillance de la résistance aux antibiotiques en collaboration avec le département de bactériologie de l’IPA a organisé une journée scientifique, lundi 30 juin, ayant pour thème la résistance aux antibiotiques: une problématique multisectorielle. 

Une démarche qui s’inscrit dans l’approche one health qui concerne aussi bien la santé humaine, la santé animale qu’environnementale tout en mettant en avant la nécessité de la multisectorialité.

Pr Tali Maamar, cheffe de service de bactériologie à l’Institut Pasteur d’Algérie a souligné l’importance du diagnostic Stewardship et  la nécessité  d’impliquer le laboratoire pour une meilleure prise en charge.

Elle a  insisté sur  le  rôle du laboratoire de microbiologie dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques, aussi bien dans le contexte clinique, le diagnostic Stewardship dans le diagnostic des maladies infectieuses, mais également dans le contexte environnemental, d’où «la nécessité de mettre en place des outils», t-elle ajouté. Lesquels qui permettent, a t-elle, noté d’évaluer le risque lié à la propagation des bactéries multirésistantes dans l’environnement tout en mettant en garde contre les conséquences du mésusage des outils de diagnostic.

À l’issue de cette journée, une série de recommandations ont été retenues notamment considérer le diagnostic de la résistance aux antibiotiques dans un contexte One Health, qui traite également du diagnostic de cette résistance et de l’évaluation du risque dans l’environnement.

Il a été aussi question de renforcer les dispositifs réglementaires, en matière de surveillance environnementale ,plus spécifiquement, l’élimination des antibiotiques et des résidus d’antibiotiques dans l’environnement, notamment auprès des steppes, des stations d’épuration des eaux usées.

Les experts ont également  mis en avant  la nécessité de mettre en place des procédures et des protocoles de diagnostic pour éviter le surcoût, d’où l’intérêt également d’encourager les études pharmaco économiques pour poser les indications.

l’expertise microbiologique reste quand même de mise a affirmé Pr Tali Maamar malgré toutes les avancées technologiques en termes d’outils de diagnostic.

Djamila Kourta

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