Aller au contenu

Oncologie : Un nouveau biosimilaire dans l’arsenal thérapeutique contre le cancer  

Le paysage de l’oncologie en Algérie connaît une évolution significative avec l’introduction croissante de médicaments biosimilaires. Dernier en date : un biosimilaire du bévacizumab, anticorps monoclonal utilisé dans le traitement de plusieurs cancers, est désormais disponible sur le marché algérien.

Ce médicament offre aux patients une alternative thérapeutique de haute qualité à un coût réduit.

L’annonce a été faite lors d’un événement scientifique organisé à Alger, par les laboratoires El Kendi, qui a réuni plus de 200 professionnels de santé, confirmant l’intérêt grandissant de la communauté médicale pour ces thérapies innovantes et économiquement viables.

Dans le cas du bévacizumab, le médicament agit en bloquant la croissance des vaisseaux sanguins qui nourrissent les tumeurs, ralentissant ainsi leur développement. Le biosimilaire récemment lancé en Algérie répond aux normes internationales de qualité et s’inscrit dans une démarche d’équité en santé.

«Ce lancement est pour moi un moment particulier. J’ai assisté au déploiement de ce produit dans d’autres pays, mais le voir disponible pour nos patients algériens, c’est une grande fierté», a déclaré Nouha Aissat, vice-présidente Spécialité Business chez MS Pharma, El Kendi.

Ce que sont les biosimilaires

Les biosimilaires sont des médicaments développés pour être hautement similaires à des traitements biologiques de référence dont les brevets sont arrivés à expiration.

Fabriqués à partir de cellules vivantes, ils sont soumis à des essais cliniques rigoureux afin de démontrer une efficacité et une sécurité comparables à l’original.

Contrairement aux génériques issus de la chimie, les biosimilaires ne sont jamais des copies parfaites, mais leur valeur thérapeutique est reconnue au niveau mondial.

Un atout économique et une réponse aux inégalités d’accès

L’un des principaux avantages des biosimilaires réside dans leur impact économique. En réduisant le coût des traitements de pointe, ils permettent aux systèmes de santé de soigner davantage de patients à ressources égales.

C’est dans ce contexte que le professeur Fernando de Mora, pharmacologue à l’Université  de Barcelone et consultant auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA), a affirmé que les traitements biologiques représentent aujourd’hui un véritable défi en matière d’accessibilité, notamment en raison de leur coût élevé.

Il a expliqué que la disponibilité d’un seul médicament princeps limite fortement l’accès aux soins pour de nombreux patients, alors même que ceux-ci pourraient en tirer un bénéfice thérapeutique important.

Dans ce cadre, le Pr de Mora a insisté sur l’importance de proposer des biosimilaires de qualité, en particulier pour les patients algériens. Il a souligné que ces médicaments doivent être développés selon des normes strictes, garantes de leur efficacité et de leur sécurité.

Selon lui, l’Agence européenne du médicament (EMA) a joué un rôle pionnier dans la mise en place d’un cadre rigoureux pour l’évaluation et l’approbation des biosimilaires, ce qui constitue un gage de confiance.

Présent à Alger pour un échange scientifique, il a tenu à rappeler que ces traitements représentent une véritable valeur ajoutée pour les systèmes de santé. Leur intégration, a-t-il précisé, permet non seulement d’élargir l’accès aux médicaments biologiques, mais aussi d’encourager l’innovation et de générer des économies substantielles.

En conclusion, le professeur a affirmé que la combinaison des biosimilaires de qualité avec les médicaments princeps contribue à améliorer la couverture thérapeutique et à répondre de manière plus équitable aux besoins des patients.

error: Content is protected !!