
La tuberculose extrapulmonaire représente près de 70% des cas d’atteintes par cette maladie infectieuse en Algérie, a indiqué, vendredi, le Pr Sofiane Ali Halassa, responsable du programme national antituberculeux lors du quatrième congrès de la société algérienne d’infectiologie.
l’importance du nombre de cas de tuberculose extrapulmonaire, qui touche les autres organes du corps, a été évoqué avec insistance lors de ce congrès et inquiète sérieusement les professionnels de la santé. La courbe des incidences de cette maladie contagieuse s’est réellement inversée au vu des statistiques présentée lors de cette rencontre scientifique. Ce qui s’explique selon les différentes intervenants par le manque de diagnostic précis de cette maladie et le manque de formation des personnels chargés de la prise en charge de la tuberculose. « En 40 ans de surveillance épidémiologique de la tuberculose (1982-2022), l’incidence de la tuberculose est passée de 70 cas pour 100.000 habitants en 1982 42 cas pour 100.000 habitants en 2022 », a souligné le Pr Ali Halassa et de signaler: « une diminution des cas de tuberculose pulmonaire contagieuse alors que l‘incidence de la tuberculose extra pulmonaire est en augmentation ».
Il fait savoir que la tuberculose extra pulmonaire à prédominance féminine pose un problème de diagnostic avec un manque crucial des données relatives aux facteurs de risque contribuant à son augmentation. Le diagnostic est souvent difficile et l’histologie est souvent la clé pour la confirmation a fait savoir , Dr Hasna Khias, infectiologue à l’EPH de Jijel . « Il existe un besoin réel de développer de nouveaux outils de diagnostic sensibles, fiables et rapides de détection de la TEP », a-t-elle souligné .
D’ou l’importance, selon les spécialistes en pneumologie, d’un diagnostic précoce de cette maladie, pour réduire son taux d’incidence, d’une part, et, d’autre part, assurer le rétablissement total du patient et lui éviter des séquelles qui l’accompagneront toute sa vie.
D.K