
La nécessité de développer l’innovation dans le domaine pharmaceutique, en vue de garantir la disponibilité des médicaments innovants, a faIt l’objet d’un débat entre experts nationaux et internationaux, lors de la première journée Ispor Algérie Chapter, une filiale de la société internationale pour l’économie de la santé, et d’analyse des résultat, ayant pour thème « Les enjeux de l’innovation ».
Le coût élevé de l’innovation en recherche et développement constitue un des axes developpé par les experts en mettant en exergue toute la complexité de l’innovation. « Les coûts de recherche et développement d’innovations représenteraient environ deux milliards de dollars dans le monde .
« Ces coûts sont en évolution, ces dernières vingt dernières années, au vu de la mutation du secteur de l’industrie, du secteur de la R&D, des innovations des procédés de fabrication de la recherche fondamentale à travers le biologique et autres mécanismes», a souligné Dr Amine Aissaoui directeur des affaires publiques et économiques au laboratoire Sanofi Algérie en précisant que “ces coûts ne relèvent pas de la responsabilité du laboratoire pharmaceutique” qui lui a, par contre , la responsabilité de fabrique et d’innover. « On estime les dépenses à trois milliards de dollars pour développer une molécule en raison de la complexité de la R&D et la complexité dans la production ces thérapies innovantes » , a expliqué Dr Aissaoui en revenant sur les difficultés pour l’identifications des patients pour les essais cliniques.
“Le développement des molécules ne sont pas sans risques si on n’arrive pas à apporter une valeur ajouté en terme d’efficacité pour le traitement. Dans ce cas de figure, c’est tout l’investissement mis en place qui est compromis », a indiqué Dr Nizar Sebti, directeur médical Roche. « Le coût de l’innovation connait une évolution exponentielle pour des raisons multiples . Ce qui explique aussi l’élévation du risque de voir le non aboutissement des molécules”, a t-il ajouté de souligner que « les molécules d’aujourd’hui ne sont pas celles développées il y’ a vingt ans».
Le développent de l’innovation nécessiste, selon M.Miloud Kadar, économiste de la santé et consultant indépendant, un environnement favorable. « Il est d’abord important développer une vision basée sur la connaissance, sur l’innovation et le partage des informations pour pouvoir engager des investissements ». Il estime qu’il y a aussi le besoin de promouvoir la culture de l’innovation, encourager la créativité et accepter les risques car « il n y a pas d’innovation sans risques ».
D’où l’importance d’encourager cet axe de recherche et développement dans notre pays a indiqué le président de la Fédération algérienne de pharmacie (FAP), Abdelhakim Boudis. L’innovation pharmaceutique, un défi que l’Algérie doit relever pour un accès à des thérapies innovantes notamment dans des maladies rares et certains cancers a t-il souligné.
Cette première journée Ispor Algérie a pour but de lancer la réflexion sur cette question et mettre en place une feuille de route, fait savur Dr Boudis, d’autant que les autorités publiques attachent « une grande importance à la question de l’innovation pharmaceutique au vu de l’impact positif sur l’amélioration de la prise en charge des malades et pour la réduction de la facture à l’importation », a- t-il ajouté. La directrice générale de la pharmacie et des équipements au ministère de la santé, Pr Wahiba Hadjoudj a souligné, quant à elle, les efforts déployés par l’Algérie pour « acquérir des médicaments innovants pour les malades ».
Elle signale qu’« actuellement la réflexion est engagée pour trouver les moyens et les modes de financements d’autres innovations pour permettre l’accès à ces traitements et faire bénéficier les patients».
La valeur de l’innovation a été également abordée par des experts cliniciens en mettant en exergue la manière dont les approches innovantes, les technologies et les traitements peuvent améliorer les résultats pour les patients, optimiser la prestation des soins et réduire les coûts.
Le débat a été enrichi par d’autres sessions à l’instar de celle relative à l’accès à l’innovation et le partenariat public-privé dans la promotion de l’innovation et l’amlioration de l’accès aux nouvelles technologies. La reflexion a porté sur les avantages des partenariats public-privé dans l’acès à l’innovation en mattent l’accent, entre autres, sur la notion du partage des risques et la mise en commun des ressources.
Djamila Kourta