Aller au contenu
anpha salue mla strategie nationale de lutte contr ele cancer

Lutte contre le cancer : Le pharmacien doit être pleinement intégré au parcours thérapeutique selon l’ANPHA

L’Association nationale des pharmaciens algériens (ANPHA)  salue l’adoption de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer à l’horizon 2035, considérant cette étape comme un tournant majeur dans le renforcement de la politique sanitaire nationale face à l’une des principales pathologies chroniques du pays.

Dans un communiqué publié ce 10 mai 2026, l’ANPHA estime que plusieurs orientations retenues dans cette stratégie rejoignent directement les recommandations formulées dans son rapport de 2024 consacré aux enjeux du financement des traitements anticancéreux et au rôle du pharmacien dans le parcours de soins.

Une vision axée sur la durabilité du système de santé

L’ANPHA rappelle que son rapport, élaboré à l’issue de plusieurs sommets et rencontres scientifiques organisés entre 2022 et 2025 sous l’égide du ministère de la Santé, avait déjà mis en lumière les défis liés à la hausse des coûts des traitements innovants contre le cancer, notamment les thérapies ciblées et l’immunothérapie.

Selon l’Association, l’évolution rapide des traitements impose aujourd’hui une nouvelle approche fondée sur la durabilité du financement, l’évaluation économique des thérapies, la numérisation du circuit du médicament et l’amélioration de la gouvernance sanitaire.

Le communiqué souligne également que la pression croissante des dépenses liées au cancer nécessite des mécanismes plus efficaces pour garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments et limiter les risques de rupture de stock.

Le pharmacien au cœur du parcours de soins

L’un des principaux axes défendus par l’ANPHA concerne la place du pharmacien dans la prise en charge des patients atteints de cancer. L’organisation considère que le pharmacien doit être pleinement intégré au parcours thérapeutique, au-delà de son rôle traditionnel de dispensation des médicaments.

Dans cette optique, le communiqué insiste sur plusieurs missions jugées essentielles : sécuriser l’utilisation des traitements, surveiller les interactions médicamenteuses et les effets indésirables, renforcer l’éducation thérapeutique et améliorer l’adhésion des patients à leur protocole de soins.

L’Association met également en avant le rôle du pharmacien dans la réduction des erreurs médicamenteuses, l’optimisation des ressources hospitalières et la rationalisation des dépenses de santé.

Des propositions autour de la gouvernance et du financement

L’ANPHA rappelle avoir participé, à l’invitation de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, aux ateliers nationaux consacrés à l’élaboration du plan 2025-2035. Les discussions ont porté notamment sur la sécurisation des traitements ainsi que sur les questions de gouvernance et de financement.

Parmi les propositions défendues figurent l’amélioration des procédures de marchés publics des produits pharmaceutiques, le renforcement de la gouvernance de la chaîne d’approvisionnement, ainsi que la mise en place de dispositifs permettant un meilleur suivi de la disponibilité et de la distribution des médicaments anticancéreux.

L’Association considère d’ailleurs que les récentes orientations des pouvoirs publics visant à renforcer la coordination entre les différents secteurs concernés constituent une avancée importante vers une meilleure maîtrise du système pharmaceutique national.

L’ANPHA insiste également sur la nécessité de développer la pharmacie clinique et hospitalière dans le domaine de l’oncologie en appelant à la généralisation des unités de préparation des chimiothérapies et à l’intégration systématique des pharmaciens au sein des équipes médicales multidisciplinaires prenant en charge les patients atteints de cancer.

D.K.

error: Content is protected !!