Une vague d’inquiétude a circulé ces derniers jours sur les réseaux sociaux autour d’un produit dénommé « Escodyne », présenté dans certaines publications comme un médicament dangereux pouvant entraîner la mort. Face à cette rumeur, le directeur général de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP), Chérif Delih, a apporté des précisions afin d’éviter toute confusion auprès du public.
Contacté par Tdmsanteinov, le responsable de l’ANPP explique que le produit évoqué ne figure pas dans la liste des médicaments enregistrés auprès de l’agence. «Il s’agit d’un produit qui n’a pas fait l’objet d’un enregistrement auprès de l’ANPP. Par conséquent, il ne peut pas être considéré comme un médicament», a-t-il expliqué.
Toujours selon lui, ce produit serait davantage assimilable à un complément alimentaire, une catégorie qui relève plutôt des prérogatives du ministère du Commerce et non du système d’autorisation des médicaments.
Impossible de parler de médicament falsifié
Dans ce contexte, le directeur général de l’ANPP souligne qu’il est juridiquement incorrect de qualifier ce produit de médicament falsifié. «Nous ne pouvons en aucun cas lui attribuer cette qualification. Seule l’ANPP est habilitée à déterminer si un produit est un médicament et, le cas échéant, s’il a fait l’objet d’une falsification», a insisté Chérif Delih.
Il rappelle également que l’agence est la seule autorité compétente pour décider du retrait d’un médicament du marché ou pour le classer officiellement comme falsifié, en coordination avec le Centre national de pharmacovigilance si nécessaire.
Une correspondance à l’origine de la confusion
Le directeur de l’ANPP a également précisé que le document ayant circulé à propos de ce produit ne provient pas directement du ministère de la Santé.
Selon lui, la correspondance évoquée émane d’une direction de la santé locale et mentionne plusieurs produits en même temps, ce qui a contribué à créer une certaine confusion dans l’interprétation des informations.
«Cette correspondance évoque un produit appelé Escodyne, mais elle cite également d’autres produits, ce qui introduit des contradictions et des ambiguïtés», a-t-il indiqué.
Des investigations possibles si l’agence est saisie
Pour l’heure, l’ANPP indique avoir simplement pris connaissance de ces informations. L’agence précise toutefois que si elle est officiellement saisie par les autorités compétentes, elle procédera à l’analyse du produit.
«Nous travaillons uniquement sur la base d’échantillons qui nous sont transmis par les autorités ou à la suite d’alertes du Centre national de pharmacovigilance. Si cela est requis, nous analyserons le produit et rendrons nos conclusions», a conclu le directeur général.
En attendant les résultats d’éventuelles investigations, les autorités appellent les citoyens à la prudence et à ne pas relayer d’informations non vérifiées concernant des produits de santé.
