La carte sanitaire de la capitale s’apprête à faire peau neuve. Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudène a confirmé que les nouveaux établissements de Baraki, Reghaïa et Aïn Benian affichent un taux d’achèvement de plus de 95 %.
Le Pr Mohamed Seddik Aït Messaoudène a effectué dimanche une visite d’inspection stratégique dans la wilaya d’Alger. Accompagné du Wali, M. Mohamed Abdennour Rabehi, le ministre a fait le point sur trois chantiers majeurs qui devraient transformer la prise en charge des patients dans la capitale dès 2026.
Un renforcement de 300 lits supplémentaires
L’offre de soins dans la capitale s’apprête à connaître une extension majeure. Ce renforcement s’appuie sur la mise en service imminente de trois infrastructures hospitalières stratégiques, conçues pour répondre à la pression démographique croissante. Parmi elles figure l’hôpital de Baraki, un établissement généraliste d’une capacité de 120 lits, qui permettra de soulager les structures environnantes.
Le secteur Est de la wilaya sera particulièrement renforcé avec l’ouverture de deux établissements à Reghaïa : un hôpital généraliste de 120 lits ainsi qu’un pôle spécialisé «Maternité-Enfance» de 60 lits. Ce dernier sera spécifiquement dédié aux soins périnataux et pédiatriques, garantissant ainsi une prise en charge ciblée pour les mères et les nouveau-nés de la région.
Enfin, ce nouveau maillage urbain est complété par le projet moderne de l’hôpital d’Aïn Benian. Cette structure de pointe vient parfaire la couverture sanitaire de la wilaya d’Alger, assurant une répartition plus équilibrée des services de santé et une meilleure accessibilité aux soins de spécialité pour l’ensemble des citoyens.

Technologie et modernisation : Le virage numérique
Loin d’être de simples centres de soins, ces hôpitaux ont été conçus selon des normes internationales. Le ministre a insisté sur l’intégration de technologies de pointe, notamment, l’imagerie médicale lourde à travers l’installation de scanners de nouvelle génération et d’unités de radiologie spécialisées.
Il s’agit aussi des plateaux techniques modernes à travers la mise en service de blocs opératoires et des services d’urgence optimisés pour réduire les délais de prise en charge.
«Avec un taux d’avancement de 95 à 96 %, nous entrons dans la phase de finition et de raccordement aux équipements médicaux», a précisé le ministre, fixant l’ouverture officielle pour le deuxième trimestre 2026.
Désengorger les CHU de la capitale
L’un des enjeux majeurs de cette stratégie est le décloisonnement. En multipliant ces hôpitaux de « proximité renforcée » (modèle de 120 lits), le ministère vise deux objectifs :
- Soulager les grands CHU d’Alger qui sont actuellement saturés.
- Rapprocher les spécialistes des citoyens, évitant ainsi les déplacements longs et coûteux pour les familles.
Le Pr Aït Messaoudène a souligné que ce modèle d’hôpital de 120 lits est désormais le standard privilégié par l’État pour les zones à densité démographique moyenne. Cette approche, soutenue par les orientations du Président Abdelmadjid Tebboune, garantit une gestion plus souple et une efficacité accrue du service public de santé.
Rania N.
