Le rôle des laboratoires d’analyses médicales dans le diagnostic et le suivi des maladies rares et chroniques a été mis en avant, lundi, lors du SALAM Days 2025, organisé à Alger. Un événement scientifique majeur qui rappelle l’importance de ces acteurs essentiels pour l’amélioration de la santé publique en Algérie.
Une discipline au cœur du système de santé
Le SALAMDAYS 2025 a placé la barre très haut dans cette nouvelle édition en mettant en avant l’essence même de l’activité biologique, désormais considérée comme une discipline incontournable du système de santé.
À travers les thématiques abordées, les participants ont souligné que le rôle des laboratoires et l’introduction des nouvelles techniques de diagnostic dépassent largement la simple production de résultats biologiques.
Ils constituent un levier essentiel pour améliorer la qualité et le parcours de soins des patients.
Mise à jour de la nomenclature et nouvelles technologies de diagnostic
Les débats ont également porté sur la mise à jour collaborative de la nomenclature et de la tarification des actes de biologie médicale, un chantier jugé stratégique par le Dr Ali Bendjama, président du SALAM.
Ce processus conditionne le remboursement par les caisses de sécurité sociale et vise à réduire le coût des soins pour les patients.
Il a aussi insisté sur l’intégration des technologies innovantes de diagnostic, permettant de détecter les maladies à un stade précoce, d’adapter les traitements à chaque patient et de réduire les erreurs diagnostiques.
Les laboratoires privés, acteurs clés de la prévention
Le Dr Bendjama a également évoqué l’implication des laboratoires privés dans le dépistage et la prévention de la toxicomanie, soulignant leur rôle essentiel dans la protection de la jeunesse et le renforcement de la santé publique.
«La biologie médicale, socle invisible du diagnostic »
Pour le Pr Réda Djidjik, doyen de la faculté de pharmacie d’Alger, la biologie médicale est bien plus qu’un acte technique.« Elle est le socle invisible mais essentiel de toute démarche diagnostique », a-t-il déclaré, rappelant que plus de 70 % des décisions médicales reposent sur des résultats biologiques.
Chaque diagnostic, suivi thérapeutique ou dépistage préventif dépend du travail rigoureux et précis du biologiste médical.
Un métier porteur d’éthique et de responsabilité scientifique
Selon le Pr Djidjik, le biologiste médical est un acteur clé de la chaîne de soins, garant de la rigueur, de la compétence et de l’intégrité scientifique.
Un métier qui doit être défendu et valorisé à travers une formation de qualité, une organisation professionnelle forte et une pratique éthique irréprochable.
« Le biologiste médical d’aujourd’hui doit être à la fois expert, formateur, chercheur et citoyen responsable », a-t-il affirmé, en soulignant l’engagement de la faculté de pharmacie à structurer la formation théorique et pratique dans ce domaine.
Djamila Kourta
