Les travaux des assises nationales de prévention et de lutte contre le cancer ont été sanctionnés par une série de recommandations émanant de sept ateliers animés par des spécialistes et experts. Ces recommandations constitueront, dans leur ensemble, la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer (SNPLCC).
Cette stratégie sera élaboré conformément aux recommandations issues des travaux des sept ateliers. «par un comité constitué de panelistes ayant participé à ces ateliers » a indiqué le président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, Pr Adda Bounedjar à la clôture de ces assises en précisant que «La première une mouture sera remise au Président de la République Abelmadjid Tebboune».
Pour ce qui est de la mise en œuvre de cette stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer, le Pr Bounedjar a déclaré qu’ : « un comité multisectoriel sera installé pour assurer la mise en œuvre et le suivi de cette stratégie ».
Cette stratégie repose sur l’axe prévention qui prévoit l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques de prévention de l’obésité et des cancers associés dont l’objectif est de réduire la prévalence de l’obésité dans la population , réduire l’incidence des cancers associés au surpoids et à l’obésité.
La lutte contre le tabac est également un élément essentiel de ces recommandations ainsi que les autres facteurs de risque tout en insistant que le partenariats public- privé.
Le dépistage organisé constitue désormais, selon les spécialistes, la solution pour réduire les incidences de certains cancers notamment le cancer colorectal. Ce qui sera suivi de l’amélioration du diagnostic en réduisant les délais de prise en charge.
Pour ce qui du volet thérapeutiques, les spécialistes ont insisté sur la mise en place d’un couloir vert au niveau des services concernés pour accélérer les procédures d’acquisition des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux.
Les experts ont également préconiser des solutions innovantes en terme d’accès aux soins et maitriser les couts tels que les contrats innovants ainsi que les accords à budget plafonné (finance-based agreements), qui garantissent une maîtrise des dépenses publiques tout en permettant l’accès à des traitements à forte valeur ajoutée.
Djamila Kourta
