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Projet de décret portant exercice de la pharmacie: Le SNPAA monte au créneau

Projet de décret portant exercice de la pharmacie: Le SNPAA monte au créneau

Réuni le 30 janvier 2026, le Conseil national du Syndicat National des Pharmaciens Algériens Agréés (SNPAA)  exprime une vive inquiétude face à la poursuite, par le ministère de la Santé, de l’élaboration d’un projet de loi encadrant l’ouverture, le transfert des officines de pharmacie et l’exercice de la profession, sans concertation réelle avec le partenaire social.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de cette réunion, le Syndicat dénonce une démarche unilatérale, menée « en total mépris » des observations et propositions pourtant transmises officiellement aux autorités concernées.

Selon le SNAPAA, la version actuelle de l’avant-projet de loi constitue une menace directe pour la pérennité de la pharmacie de ville, déjà fragilisée dans de nombreuses régions du pays.

e projet de décret exécutif relatif aux conditions d’exercice et à l’organisation de la profession de pharmacien et de pharmacien assistant d’officine

Un risque accru pour l’équilibre du réseau officinal

Le Syndicat avertit que ce texte, dans sa forme actuelle, risque d’aggraver les déséquilibres existants, notamment dans les zones aux équilibres socio-économiques précaires. Loin de corriger les disparités géographiques dans la répartition des officines, il pourrait, au contraire, les accentuer, au détriment des principes de justice sanitaire et d’égalité d’accès au médicament pour tous les citoyens.

Une approche jugée «dangereuse» pour la profession

Pour le Conseil national du SNAPAA, l’adoption de textes réglementaires aussi structurants, sans consensus professionnel ni étude sérieuse de leurs impacts économiques, sociaux et professionnels, relève d’une approche qualifiée de «dangereuse».

Une telle méthode est susceptible, selon le Syndicat, de déstabiliser l’ensemble de la profession et d’affaiblir le rôle du pharmacien, acteur clé du système national de santé.

Le Syndicat met également en garde contre les conséquences de l’exclusion des représentants légitimes de la profession du processus de décision. L’imposition du fait accompli pourrait, prévient-il, conduire à une tension professionnelle généralisée, dont la responsabilité incomberait aux parties ayant privilégié l’exclusion au détriment du dialogue.

Trois revendications claires

Face à cette situation, le Syndicat National des Pharmaciens Algériens Agréés annonce le rejet formel de la version actuelle de l’avant-projet de loi, exige l’ouverture immédiate d’un dialogue sérieux, transparent et urgent avec le partenaire social, et appelle à une refonte en profondeur du texte sur des bases réalistes, de manière à garantir la pérennité des officines et à placer l’intérêt sanitaire du citoyen au-dessus de toute autre considération.

Enfin, compte tenu de la gravité de la situation, le Conseil national appelle l’ensemble des bureaux de wilaya à rester mobilisés et à se préparer à toutes les formes d’actions légales pour défendre la profession et préserver une pharmacie de ville forte, équilibrée et pleinement en mesure d’assumer son rôle sanitaire et social.

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