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Bentaleb

Maladies cardiaques : 24 000 patients soignés dans les cliniques privées conventionnées avec la CNAS

Face à l’augmentation des maladies cardiovasculaires, l’Algérie a mis en place un système de prise en charge renforcé pour les patients nécessitant une intervention cardiaque. En 2024, plus de 24 000 patients ont pu bénéficier de soins couverts par la sécurité sociale, grâce à un financement global de 7,35 milliards de dinars, selon le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fayçal Bentaleb.

Dans une  réponse  à une question écrite du député Abdelwahab Yaâkoubi, le ministre a fait savoir que les interventions cardiaques sont aujourd’hui accessibles dans les hôpitaux publics ainsi que dans 50 cliniques privées conventionnées, offrant ainsi un choix plus large aux patients. « Cette initiative a permis non seulement de réduire les coûts à la charge des malades, mais aussi d’éviter des transferts à l’étranger, souvent complexes et coûteux », a souligné M.  Bentaleb.

La généralisation du système de tiers payant a été un levier essentiel pour garantir l’accès aux soins, bénéficiant à plus de 30 millions de citoyens. Le ministre a révélé, qu’en 2024, la sécurité sociale a alloué 533,725 milliards de dinars à la prise en charge sanitaire des assurés et de leurs ayants droit, dont 132 milliards destinés aux établissements hospitaliers publics, a précisé le ministre.

Depuis 1994, la sécurité sociale algérienne collabore, souligne le ministre,  avec des cliniques privées pour assurer une meilleure couverture des maladies cardiaques. «  En 2024, la CNAS comptait 50 cliniques conventionnées, prenant en charge plus de 24 000 patients pour un coût total de 6,676 milliards de dinars », a-t-il indiqué. La CASNOS, quant à elle, a permis à 1 800 patients de bénéficier de soins dans 44 cliniques privées, pour un montant dépassant 672 millions de dinars. « Ce partenariat avec le secteur privé est essentiel pour garantir une meilleure qualité de soins tout en optimisant les coûts », a affirmé Fayçal Bentaleb.

Concernant la tarification des soins, le ministre a précisé que « l’indemnisation des pontages aortocoronariens et des stents coronaires actifs repose sur des tarifs forfaitaires définis par la convention type annexée au décret exécutif du 15 décembre 2014 ». Il a ajouté que « toute modification de ces tarifs nécessiterait une révision du cadre juridique en collaboration avec les ministères concernés ».

Une Avancée Vers la Souveraineté Sanitaire

L’extension des conventions aux interventions neurovasculaires marque une étape importante dans la stratégie nationale de santé. « La dépendance aux soins à l’étranger diminue progressivement, grâce à une meilleure exploitation des compétences médicales locales », a déclaré le ministre.

Les efforts continus du gouvernement pour améliorer l’accès aux soins et optimiser les coûts de la prise en charge médicale témoignent d’une volonté de renforcer la santé publique et de garantir un système de protection sociale équitable pour tous les Algériens, a conclu Fayçal Bentaleb.

Linda Ima

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