
La médecine traditionnelle peut permettre de combler des “écarts d’accès” à la santé, mais n’a de valeur que si elle est utilisée “de manière appropriée, efficacement et, par-dessus tout, basée sur les plus récentes preuves scientifiques sûres”, a résumé le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus dans une déclaration à l’occasion du premier sommet mondiale sur la médecine traditionnelle qui se tient sur deux jours, en marge d’une réunion des ministres de la Santé du G20, à Gandhinagar, en Inde depuis jeudi.
“Les progrès scientifiques en matière de médecine traditionnelle doivent répondre aux mêmes standards de rigueur que tous les autres champs d’études de la santé”, a souligné dans un communiqué John Reeder, chef de la recherche au sein de l’organisation.
L’agence onusienne définit ce mode de soin alternatif comme la “somme des connaissances, capacités et pratiques basées sur des théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, explicables ou non, utilisées autant pour l’entretien de la santé que la prévention, le diagnostic, l’amélioration ou le traitement de maladies physiques et mentales”. “Des millions de personnes dans le monde” l’envisagent en premier, a souligné l’OMS, et les discussions doivent permettre de rassembler autour de la table politiques et universitaires, avec l’objectif d’aboutir à un “engagement politique et à une action reposant sur des preuves”.
Une nouvelle méthodologie d’étude de ces “approches plus holistiques et contextuelles” sera probablement nécessaire pour y parvenir, a averti M. Reeder.
D.K