“La vérité sur l’endométriose”, est le thème d’une conférence de sensibilisation organisée par l’association EndoAlgérie en collaboration avec l’hôtel Hayet Regency Algiers Airport le 7 octobre dernier animée par le Dr Farid Benaibouche, directeur scientifique de l’association et président de l’ANGOL, Dr Chebila Awatef et Mme Assia Belhocine présidente d’EndoAlgérie.
La campagne de sensibilisation en milieu professionnel sur l’endométriose portée par Endo Algérie avec l’appui de l’ANGOL prend de l’ampleur et semble être prête de l’objectif comme l’en témoigne cette rencontre avec les employées de l’hôtel Hayet Regency.
L’endométriose qui était juste un sujet de discussion entre femmes qui souffraient chacune avec son histoire passe à une nouvelle étape. On peut dire qu‘aujourd’hui la parole est libérée que ce soit autour des symptômes, de la maladie avec une exigence ferme de sa reconnaissance par les patientes comme un véritable problème de santé publique.
les témoignages, de Sarah âgée de 21 ans entrepreneuse présente à l’événement, membre de l’association, et une employée de l’hôtel qui revenait des urgences suite à sa dysménorrhée a laissé l’assistance sans voix.
“Des douleurs insupportables qui m’emmènent chaque mois aux urgences», a déclaré Sarah tout en regrettant que durant toutes ses années de souffrance personne n’a pu mettre un nom sur sa maladie.
“Dire la vérité sur l’endométriose a justement pour objectif de briser le tabou et ne plus accepter la douleur comme un symptômes normal des règles“, a déclaré Assia Belhocine tout en encourageant les femmes à aller consulter et bénéficier d’une pise en charge .

Les douleurs menstruelles ne sont pas une fatalité, a averti Dr Benaibouche et surtout ne pas faire de ce symptôme une réaction normale qui doit être impérativement acceptée. Il rappelle que des solutions existent pour soulager les symptômes de la maladie.
“Toutes douleurs de règles ne signifient pas endométriose” a rappelé Dr Chebila Awatef, d’où l‘importance d’aller consulter a t-elle insisté. La consultation chez le gynécologue peut se faire à tout âge et elle doit être envisagée dès les premiers symptômes chez la jeune fille notamment la douleur. “C’est à ce moment là qu’ l’on peut écarter ou diagnostiquer cette maladie qui sera prise en charge précocement”, a t-elle rassuré.
A l’issue de toutes ces explications, de nombreuses questions ont été posées par les employées qui semblent aussi découvrir cette maladie méconnue. Ce qui a suscité un riche débat avec la participation active de la directrice commerciale de l’hôtel Mme Mounira Chellouti.
Djamila Kourta
