Aller au contenu
presentation du cgm au siphal

Le système CGM pour une surveillance continue : Un espoir pour les diabétiques

La gestion du diabète évolue grâce aux nouvelles technologies médicales. Lors du SIPHAL 2025, le. Dr Kahina Ouerdane, endocrinologue, a mis en lumière un dispositif innovant de mesure continue du glucose, offrant une alternative aux piqûres quotidiennes tant redoutées par les patients, en particulier les enfants.

Jusqu’à présent, les patients sous insuline ou sous traitement oral devaient effectuer des contrôles réguliers de leur glycémie, souvent au prix de nombreuses piqûres quotidiennes. Un véritable frein à l’observance thérapeutique, notamment chez les plus jeunes.

Mais aujourd’hui, une avancée majeure s’impose : un capteur de mesure continue du glucose le CGM capable d’enregistrer les données glycémies en temps réel, sans nécessiter de piqûres répétées. Une fois posé sur l’abdomen ou le bras, ce capteur transmet des informations toutes les trois minutes via une application mobile, permettant un suivi rigoureux de la glycémie dans diverses situations : activité physique, alimentation, marche, sommeil ou encore jeûne.

Un outil précieux pour le jeûne du Ramadan

L’un des enjeux majeurs abordés par le Dr. Ouerdane est l’impact du jeûne sur les patients diabétiques. La question est particulièrement sensible pour les malades sous insuline, chez qui le risque d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie peut être accru.

Cependant, des études menées par des organisations internationales comme la Diabetes and Ramadan Association démontrent que, sous certaines conditions, les diabétiques bien suivis peuvent observer le jeûne sans danger. «Depuis 2015, de nombreux patients atteints de diabète de type 1 ont réussi à jeûner grâce à ce dispositif, à condition de ne présenter aucune complication et de bénéficier d’un encadrement médical adapté», souligne la spécialiste.

Grâce à son système d’alerte, le dispositif CGM permet au patient de réagir immédiatement en cas de variation anormale de la glycémie. En cas de danger, il doit interrompre son jeûne. À l’inverse, si les taux restent stables, il peut poursuivre son jeûne en toute sérénité, tout en restant sous surveillance médicale.

Vers une généralisation en Algérie ?

Si cette technologie offre une avancée considérable, son accessibilité reste une question centrale. Le Dr. Ouerdane  souligne que  la présence de ce système au SIPHAL, encouragera son importation par les autorités sanitaires et promouvoir ainsi son adoption à plus grande échelle.

Avec cette avancée technologique, le suivi du diabète entre dans une nouvelle ère, offrant aux patients une meilleure qualité de vie et une meilleure prise en charge.

Linda Ima

error: Content is protected !!