Une analyse des données relatives à l’enquête nationale sur les infections nosocomiales met en avant les défis posés par les infections associées au soins et l’utilisation des antibiotiques dans notre pays.
Dans son analyse, le Pr Badiaa Benhabyles ancienne cheffe de service d’épidémiologie et de médecine préventive au CHU Mustapha, rappelle d’emblée les indicateurs phares de cette étude notamment la prévalence des infections associées aux soins qui est de 6% dès l’hospitalisation et la prévalence des patients sous antibiotiques estimée à 54,6%.
«C’est pour la première fois que nous disposons de données publiables » a -t-elle lancée lors de la journée de restitution des résultats des enquêtes réalisées par l’INSP.
Faisant référence aux principales bactéries en cause de ces infections selon ces résultats de l’enquête réalisée dans 6 CHU, en l’occurrence l’entérobactéries (35,6%), acétobacter (26,7%) et pseudomonas Aeruginosa (10,4/%), et l’utilisation élevées des antibiotiques de troisième génération , Pr Benhabylès déplore un taux de résistance « très élevé et un mésusage évident ».
Elle préconise, ainsi, à court terme , la mise en place d’un système de surveillance, la Formation des professionnels en prévention du risque infectieux sélectionnés parmi les médecins et les paramédicaux ayant exercé un minimum de 3 années et obliger le CLIN à se réunir par un système de contrôle des rapports mensuels.
Comme elle recommande la collaboration entre le SEMEP avec le laboratoire de microbiologie et de l’administration et mettre en place une charge du bloc.
Djamila Kourta
