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Industrie pharmaceutique : L’Algérie inaugure sa première unité de production d’anticorps monoclonaux à Oran

 

Une première unité nationale de fabrication des anticorps monoclonaux, des médicaments biologiques de pointe utilisés notamment dans le traitement du cancer est inauguré;  jeudi 18 juin 2026 à Oran; par wassim Kouidri le ministre  de l’industrie pharmaceutique.

Un projet aligné sur les orientations nationales

En marge de sa visite de travail dans la wilaya d’Oran, le ministre de l’Industrie pharmaceutique a rappelé que la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de créer en 2020 un ministère dédié à l’Industrie pharmaceutique a constitué un tournant majeur dans la construction de la souveraineté sanitaire nationale.

Cette décision, loin d’être une simple mesure administrative, traduisait une volonté politique forte de considérer le médicament comme une question stratégique relevant de la sécurité nationale. “Depuis la création de ce département ministériel, l’Algérie a engagé de profondes réformes structurelles visant à développer le cadre réglementaire, faciliter l’investissement, encourager les partenariats industriels et soutenir la recherche ainsi que l’innovation”, a t il déclaré.

Il a souligné que cette orientation a permis de réduire progressivement la dépendance aux importations et de jeter les bases d’une industrie pharmaceutique nationale intégrée, capable de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur du médicament, de la fabrication à la distribution.

Grâce à cette dynamique, l’Algérie est aujourd’hui le premier pays africain en nombre d’unités de production pharmaceutique et ambitionne de devenir un véritable hub régional de l’industrie du médicament“, a ajouté le ministre de l’indutrie pharmaceutique.

Un partenariat stratégique et un transfert de technologie

« Il ne s’agit pas uniquement d’un investissement industriel, mais également d’un investissement dans la santé du citoyen, dans la recherche scientifique et dans l’innovation », a affirmé le ministre, estimant que cette réalisation contribuera à consolider la position de l’Algérie comme acteur régional de référence dans les industries pharmaceutiques  à haute valeur technologique.

La première est spécialisée dans la fabrication de médicaments biologiques injectables biosimilaires destinés au traitement du cancer. “Cette infrastructure représente une avancée stratégique pour le développement des capacités nationales dans le domaine des traitements anticancéreux et contribuera à améliorer l’accès des patients à ces thérapies tout en réduisant le recours aux importations.“, a t il indiqué.

Deux nouvelles unités au service de la souvrainté sanitaire

La seconde unité, relevant du groupe public Saidal, est dédiée à la production d’une nouvelle génération de kits de diagnostic rapide. Ces dispositifs sont destinés à plusieurs usages, notamment le dépistage précoce de diverses maladies, dont certains cancers, la détection rapide de substances illicites ainsi que le diagnostic dans les domaines agricole et vétérinaire. Ils pourront également être utilisés dans les ports et les aéroports pour différentes opérations de contrôle sanitaire.

M.Kouidri a également mis en avant les progrès réalisés par le groupe Saidal dans le domaine de l’immunothérapie. Selon lui, le groupe est désormais en mesure d’achever, avant la fin de l’année, la production de médicaments innovants selon un processus de fabrication intégral (« full process »), renforçant ainsi l’objectif national de souveraineté pharmaceutique.

Au-delà de leur dimension industrielle, les deux infrastructures inaugurées constituent un maillon supplémentaire d’un écosystème national intégré associant diagnostic et traitement.

Le diagnostic précoce représente la première ligne de défense contre la maladie, tandis que le médicament innovant en constitue l’outil thérapeutique essentiel, a t il expliqué.  Désormais, ces deux composantes stratégiques sont développées et produites localement selon les standards internationaux les plus exigeants.

À travers cette nouvelle étape, l’Algérie confirme que la souveraineté sanitaire est un projet de long terme qui se concrétise progressivement par des investissements structurants, au service des patients, de la sécurité sanitaire nationale et du positionnement du pays comme acteur émergent de l’industrie pharmaceutique en Afrique et dans la région.

Djamila Kourta

 

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