Le Directeur Exécutif de l’Association Africaine des Centrales d’Achats de Médicaments Essentiels (ACAME), M. Aser Minoungou a réaffirmé, lors de la tenue de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et de technologies de la santé, à Alger, l’engagement du continent à avancer vers une véritable souveraineté pharmaceutique.
L’ACAME, qui regroupe plusieurs centrales d’achat africaines dont la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (PCH) d’Algérie, mise sur la mutualisation des efforts pour garantir l’accès des populations à des médicaments essentiels.
«Notre objectif est que la souveraineté pharmaceutique ne soit plus un simple agenda, mais une réalité concrète permettant aux populations d’accéder à des médicaments de qualité, disponibles et accessibles», a déclaré Aser Minoungou à TDMsanteinov.
La participation algérienne, marquée par la présence d’opérateurs, de fabricants et d’institutions nationales, a été saluée comme un levier stratégique pour renforcer la production régionale et sécuriser les chaînes d’approvisionnement.
M. Minougnou a précisé que l’exigence première attendue par son association est l’assurance qualité des produits pharmaceutiques avec une préqualification par l’OMS . “Nous nous reposons sur les normes de l’OMS“, a t-il rappelé et d’ajouter : “Nous tenons à rappeler aux opérateurs locaux les procédures d’approvisionnement, encore insuffisamment connues par certains acteurs du secteur.”
Pour lui, trois exigences majeures sont nécessiares pour fluidifier les échanges. Il s’agit de garantir la qualité des médicaments, conformément aux standards internationaux, procéder à leur enregistrement en Algérie, avec obtention d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) avant toute exportation.
Il s’agit, également, de mettre en place des mécanismes financiers sécurisés pour garantir les transactions entre l’Algérie et les pays africains partenaires.
Ces étapes sont essentielles, selon lui, pour structurer un marché pharmaceutique continental robuste et fiable.
La Déclaration d’Alger : un cap politique affirmé
Adoptée officiellement par les participants, la Déclaration d’Alger constitue un engagement fort pour accélérer l’intégration pharmaceutique africaine a soulihné M. Minoungou.
Elle encourage, notamment, la consolidation des capacités de production locale, l’appui sur les pays «champions» comme l’Algérie, l’implication renforcée des partenaires techniques et financiers et la mobilisation des banques d’investissement régionales.
«Nous devons tous jouer notre rôle dans la chaîne d’approvisionnement afin que la production, la disponibilité et l’accessibilité des médicaments deviennent une réalité pour les populations africaines», a insisté Aser Minoungou.
En harmonisant les procédures, en sécurisant les échanges et en renforçant la production locale, l’ACAME ambitionne de transformer durablement l’accès aux médicaments essentiels sur le continent.
«C’est par la cohérence de nos politiques, la mutualisation de nos ressources et l’engagement des partenaires financiers que nous concrétiserons la souveraineté pharmaceutique africaine», a conclu son Directeur Exécutif.
