La wilaya d’Oum El Bouaghi est en deuil après le décès de deux enfants victimes de morsures d’un chien errant porteur de la rage. Ce drame a conduit le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Massoudene, à effectuer une visite sur place mercredi pour s’enquérir de la situation et soutenir les familles endeuillées ainsi que les équipes médicales mobilisées.
Une première sortie de terrain face à une urgence sanitaire
Accueilli par le wali et les autorités locales, le ministre a inspecté les structures hospitalières où huit autres victimes sont toujours placées sous surveillance médicale. Toutes les victimes ont reçu le protocole de traitement post-exposition, associant sérum et vaccin.
Le ministre a assuré que «toutes les mesures sanitaires et préventives seront prises», rappelant que la lutte contre la rage est une priorité de santé publique.
Le témoignage de l’équipe médicale
Selon l’équipe du service des maladies transmissibles de l’EPH d’Oum El Bouaghi le service a reçu un enfant suspect de rage. «Il avait été mordu le 30 août et vacciné. Après 15 jours d’incubation, il est revenu pour un contrôle car il faisait ses soins chez nous. Mais il présentait déjà des spasmes, une grande faiblesse et des vomissements. Son état était critique. Nous avons effectué les prélèvements nécessaires, mais son état s’est dégradé très rapidement», explique un médecin.
Concernant la deuxième victime, le même médecin a souligné que «Le lendemain, nous avons reçu un autre enfant mordu par le même chien. Lui aussi avait fait son vaccin, mais il présentait des morsures profondes touchant le système nerveux central et au niveau de l’œil. Malgré la prise en charge, son état s’est aggravé et il est décédé.»
La rage, une maladie évitable mais toujours mortelle sans prise en charge immédiate
Selon les premières informations, c’est le même chien errant qui aurait attaqué le groupe d’enfants, provoquant des blessures multiples. Ce drame rappelle la gravité de la rage, une maladie virale mortelle dès l’apparition des symptômes, mais évitable grâce à la vaccination précoce après exposition.
Un appel à renforcer la prévention
Les autorités locales ont activé une cellule de suivi et appellent à la vigilance. Ce tragique événement relance la nécessité de renforcer la vaccination des animaux domestiques, de lutter contre l’errance canine et de sensibiliser les familles à consulter immédiatement en cas de morsure.
Rania N.
