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Congrès de l’Académie arabe des maladies allergiques : Harmoniser la prise en charge et renforcer la prévention.

Congrès de l’Académie arabe des maladies allergiques : Harmoniser la prise en charge et renforcer la prévention

Les maladies allergiques et l’asthme explosent à l’échelle mondiale. Face à une projection alarmante, 50 % de la population mondiale potentiellement touchée d’ici 2050, l’Algérie a pris les devants en accueillant le premier congrès de l’Académie arabe des maladies allergiques, de l’asthme et de l’immunologie.

L’événement s’est tenu à Alger et a été officiellement inauguré par le ministre de la Santé, le Pr Mohamed Seddik Ait Messaoudène. Ce congrès marque une étape stratégique, car il était jumelé au 9ᵉ congrès national de l’Académie algérienne d’immunologie clinique.

La rencontre rassemble des experts provenant de plus de 12 pays arabes, aux côtés de grandes figures internationales, dont le président de l’Organisation mondiale de l’allergie (WAO). Une présence qui, selon le ministre, «renforce le rayonnement scientifique de l’Algérie dans une discipline devenue centrale dans la santé publique».

Les chiffres présentés lors du congrès soulignent l’urgence sanitaire mondiale que représentent les maladies allergiques : on estime que 30 à 40% de la population mondiale en souffre actuellement, un pourcentage qui devrait grimper à 50% d’ici 2050.

Cette crise est aggravée par le fait que l’asthme, souvent lié aux allergies, est responsable de centaines de milliers de décès annuels, touchant particulièrement les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Face à cette progression alarmante, le ministre de la Santé a fortement insisté sur la nécessité d’unir les efforts arabes et de renforcer la coopération scientifique régionale.

L’objectif principal de la collaboration entre les académies algérienne et arabe d’allergologie est d’harmoniser la prise en charge et de renforcer la prévention. Pour y parvenir, le ministre a insisté sur la nécessité d’unir les efforts arabes et de renforcer la coopération scientifique.

Les académies algérienne et arabe d’allergologie portent plusieurs objectifs stratégiques. Il s’agit de soutenir activement la recherche médicale, encourager l’innovation, et unifier les pratiques de diagnostic et de traitement.

Ces efforts incluent la création d’un réseau arabe de centres de référence, l’établissement d’un registre arabe des maladies allergiques et immunologiques, ainsi que l’amélioration de la formation continue des médecins.

De plus, il est crucial de favoriser l’accès aux thérapies biologiques modernes et de travailler à réduire les facteurs environnementaux déclencheurs des allergies.

Selon le ministre, l’accueil de ce premier événement arabe majeur prouve l’engagement de l’Algérie en faveur d’une médecine de précision et d’une prise en charge de qualité pour ses patients.

La cérémonie de clôture a enfin été l’occasion de rendre un hommage solennel à deux figures nationales de la discipline, le Pr Hussein Rabhi et le Pr Abdelnour Benyounès.

Ces derniers ont été salués pour leur contribution décisive et leur rôle pionnier dans le développement de l’allergologie et de l’immunologie non seulement en Algérie, mais aussi dans l’ensemble du monde arabe.

Rania N.

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