Un algérien sur trois est hypertendu soit 36% de la population dont 16% seulement atteignent l’objectif tensionnel. 10 millions de patients sont aujourd’hui diagnostiqués et traités et il est révélé que 5 à 6 patients sur 10 ne se connaissent pas hypertendus puisqu’ ils ne présentent aucun symptôme.
«Il s’agit d’une maladie silencieuse», signale Dr Adlane Hallal spécialiste en médecine interne dans une conférence-formation sur le rôle des bétabloquants dans le traitement de l’hypertension artérielle lors du Merck Pharmacists Event2025. La prise de tension doit être désormais un réflexe quotidien mais il faut savoir la mesurer.
Dr Hallal recommande ainsi, de prendre régulièrement sa tension et faire des contrôles chez le médecin ou le pharmacien tout en favorisant l’automesure et il met en garde contre les erreurs à éviter pour des mesures fiables à la maison.
Comment éviter les erreurs pour des mesures fiables?
Le spécialiste en médecine interne insiste sur la posture et l’environnement pour garantir des résultats fiables d’une bonne mesure de la tension artérielle. Il recommande ainsi une position assise, le dos bien dressé et la main sur une table, être au repos, sans parler ni bouger et de prendre trois mesures à une minute d’intervalle et calculer la moyenne.
«Toutes perturbations ou mouvement, ou discussion peuvent fausser la mesure», explique le spécialiste et de recommander l’utilisation des appareils à brassards validés par l’organisme international (www.stridebp.org).
Quels sont les chiffres d’une tension artérielle normale ?
La pression artérielle systolique (PAS) est indiquée en haut par la dénomination SYS alors que la tension artérielle diastolique (PAD) figure en bas de l’écran par la dénomination DIA.
Rappelant les dernières recommandations internationales relatives aux chiffres tensionnels, Dr Hallal signale que la tension artérielle est normale quand la pression artérielle systolique PAS est entre 120 et 129 mmHg et/ou la pression artérielle diastolique PAD entre 80 et 84 mmHg. « On parle d’hypertension lorsque que la pression artérielle est au-delà de 140/90 mmHg, chronique, et après plusieurs mesures effectuées ».
Dans ce cas, Dr Hellal préconise un suivi régulier chez le médecin traitant, adapter une hygiène de vie et une bonne observance du traitement. D’où l’importance de l’implication du pharmacien, a t-il ajouté, dans l’accompagnement thérapeutique du patient selon le contexte et les besoins spécifiques à chacun.
Djamila Kourta
