Des gestes médicaux et et paramédicaux exercées en dehors des cadres légaux continuent de représenter une menace sérieuse pour la santé publique en Algérie. Face à cette situation préoccupante, le Conseil National de Déontologie Médicale (CNDM), par la voix de son président, Dr. Mohamed Reda Dib, a exprimé son plein soutien aux mesures annoncées par le ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché, Tayeb Zitouni.
Lors d’une réunion de coordination tenue ce 22 avril, le ministre a mis en lumière le danger que représentent certaines activités pratiquées illégalement par des individus non qualifiés, notamment dans les salons de coiffure, les instituts de beauté ou encore par des prothésistes dentaires non agréés. Des interventions souvent déguisées en soins, mais réalisées en dehors de toute législation, mettant ainsi en péril la sécurité des citoyens.
Dans un communiqué, Dr. Dib a salué la volonté du ministère de réorganiser ces secteurs en partenariat avec les institutions concernées, et d’instaurer un encadrement juridique strict. Pour lui, cette initiative constitue “un pas déterminant vers la protection des patients et la moralisation de la pratique médicale et paramédicale”.
Le président du CNDM insiste sur l’urgence de mettre fin à l’impunité de ces pratiques qui usurpent le rôle de professionnels de santé, tout en exposant les citoyens à des risques sanitaires graves. Il a également réitéré l’engagement du Conseil à travailler en étroite collaboration avec les autorités afin de renforcer le contrôle et sensibiliser la population sur les dangers de ces interventions illégales.
De son le président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi, a salué cette initiative qui vise à mettre un terme à ces pratiques nocives pour la santé des consommateurs. M. Zebdi a mis en garde contre les dangers de ces activités médicales et paramédicales exercées par des non-professionnels comme les soins esthétiques (laser, botox, mésothérapie…) a rapporté l’APS.
Il a cité, en outre, la vente de lunettes, y compris solaires qui doivent être vendus exclusivement par des spécialistes ayant reçu une formation médicale en la matière.
Concernant la vente de produits alimentaires importés illégalement, l’intervenant a relevé la dangerosité de leur consommation, au regard de la non-disponibilité des informations nécessaires sur les conditions de leur production et sur leur authenticité. Certains de ces aliments contiennent des composants nuisibles pour la santé, comme l’alcool, les viandes et les graisses porcines.
Rappelons que les services du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national ont lancé, jeudi 24 avril, une opération nationale de contrôle des activités médicales et paramédicales exercées par des non-professionnels, notamment les salons de coiffure et les instituts de beauté et de soins corporels, ainsi que les produits alimentaires importés illégalement.
Dans une déclaration à l’APS, le conseiller du ministre chargé de la communication, M.Amine Amara a affirmé que cette opération d’inspection sur le terrain, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, M. Tayeb Zitouni, visant à renforcer le contrôle des activités commerciales, pour préserver la santé et la sécurité des consommateurs, “a abouti à des résultats significatifs, notamment la constatation de nombreuses infractions”.
Dans ce contexte, les mêmes services ont découvert des individus non qualifiés exerçant des activités médicales et paramédicales dans des salons de coiffure et de beauté et des centres de soins corporels.
Dans le cadre de cette opération, l’équipe de contrôle a saisi à travers les différentes directions de commerce de wilayas des “quantités importantes” de produits alimentaires importées illégalement d’origine inconnue et des produits alimentaires périmés, ce qui constitue une menace directe pour la santé des consommateurs.
Rania N.
