Le professeur Samir Aouiche, diabétologue et endocrinologue, à l’hôpital Mustapha Bacha, souligne l’importance de l’éducation thérapeutique des patients pour éviter d’arriver à un diabète mal équilibré, particulièrement chez les diabétiques de type 2.
« Deux tiers du nombre de diabétiques, qui est estimé à plus de 4,5 millions en Algérie, soit 65% d’entre eux ne sont pas dans l’objectif de l’hémoglobine glyquée (HB1C) fixé à moins de 7% », a indiqué, mardi, le Professeur Aouiche, diabétologue et endocrinologue à l’hôpital Mustapha Bacha, en marge du lancement de l’application du contrôle du diabète MyGlyc, par le laboratoire VitaleCare.
Actuellement, la prévalence du diabète de type 2 est de 14,4% en Algérie. Ces patients rencontrent souvent un problème dans la titration, qui est le fait d’augmenter ou de réduire les doses d’insuline, selon le Pr Aouiche.Une mauvaise titration entraîne un déséquilibre du diabète et empêche d’atteindre l’objectif souhaité.
Il explique que plusieurs facteurs sont responsables, principalement le manque d’éducation thérapeutique. Faisant partie du parcours du soin du patient, l’éducation thérapeutique est un processus d’apprentissage qui permet au patient ou son entourage d’acquérir des capacités permettant de changer son comportement afin de mieux gérer sa maladie.
Le déséquilibre du diabète entraîne, avec le temps, des complications chroniques qui altèrent la qualité de vie du patient et génèrent des coûts importants. Les complications les plus fréquentes affectent généralement les yeux, les reins, le cœur, les pieds ainsi que les artères.
Selon le professeur Aouiche, une éducation structurée permettrait au patient d’acquérir les compétences nécessaires pour modifier son comportement de manière autonome, notamment grâce à une autosurveillance rigoureuse.
Yamina Baïr
