La Société Algérienne des Affaires Réglementaires et de Pharmacoéconomie (SAARPE) salue la digitalisation de l’accès au marché pharmaceutique à travers le projet PAPP BOX, présenté le 8 septembre par l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP).
Tout en soutenant cette démarche de modernisation, l’organisation émet des réserves sur le principe annoncé de limitation à trois génériques et deux biosimilaires par spécialité. Elle estime que la régulation devrait davantage reposer sur des critères objectifs tels que le taux d’intégration en valeur, les investissements, la production effective, la création d’emplois, l’innovation et la sécurisation de l’approvisionnement.
Pour la SAARPE, cette approche permettrait de favoriser une concurrence fondée sur la performance plutôt que sur l’ancienneté des enregistrements, tout en évitant de figer les positions historiques sur le marché.
L’organisation rappelle également que la réglementation prévoit déjà le retrait d’un enregistrement lorsque le produit n’est pas effectivement mis sur le marché dans les délais prévus. Elle appelle ainsi à renforcer le suivi des engagements des opérateurs et à préserver la visibilité des investissements industriels engagés.
La SAARPE plaide, en définitive, pour faire de la PAPP BOX non seulement un outil de gestion des enregistrements, mais également un levier de développement de l’industrie pharmaceutique nationale, de création de valeur et de réduction de la facture d’importation.
D. K.

