Invité en Algérie par son distributeur Aurès Médical, M. Fayçal Djeridane dirigeant de la société Olea medical, éditrice de logiciels médicaux a animé un symposium consacré aux avancées de l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale.
Un retour symbolique pour cet expert d’origine algérienne, qui a exprimé sa fierté de présenter ses innovations dans son pays natal, plus de trois décennies après l’avoir quitté.
Du lycée math technique de Hussein Dey, Fayçal Djeridane est aujourd’hui à la tête de Oléa spécialise en IRM, un nom inspiré d e l’Olivier, symbole de méditerranéen de paix et de guérison et de plusieurs aires sociétés.
«Du al-jabr à l’IA : Le futur de l’imagerie médicale de construit ici» est le titre de son exposé qu’il a présenté avec beaucoup d’émotion.
Au cœur de son intervention : une innovation majeure permettant de réaliser des examens d’imagerie sans recours aux produits de contraste. Habituellement indispensables pour affiner le diagnostic, notamment en cancérologie, ces produits présentent toutefois des limites importantes.
Leur coût pèse sur les établissements hospitaliers et leur utilisation est contre-indiquée chez certains patients, notamment ceux souffrant d’insuffisance rénale.
«Grâce à l’intelligence artificielle et à des techniques avancées d’imagerie, il devient désormais possible d’obtenir des résultats comparables sans injection», a-t-il ajouté en revenant sur l’importance du dépistage prédictif des cancers et maladies cardio-vasculaires.
Grâce à l’ IA. Il considère que «Le futur de l’imagerie n’est pas une promesse lointain, c’est le présent»
Cette avancée pourrait élargir considérablement l’accès aux examens, en particulier pour les patients qui en étaient jusque-là exclus a ajouté M, Fayçal Djeridane.
Le spécialiste a notamment présenté des résultats prometteurs dans le dépistage du cancer du sein, réalisés en collaboration avec Université de Nagoya au Japan.
«Cette technologie innovante repose sur la détection de molécules produites par les cellules cancéreuses, dont le signal est amplifié grâce à des procédés spécifiques utilisant l’eau, ouvrant la voie à une imagerie plus précise et moins invasive», a -t-il expliqué.

Au-delà de la prouesse technologique, cette évolution illustre un changement de paradigme dans le domaine médical. «La différence aujourd’hui ne se fait plus uniquement dans les équipements, mais dans les logiciels», a-t-il souligné.
L’intelligence artificielle permet désormais d’exploiter des volumes massifs de données, offrant aux radiologues une aide précieuse dans l’interprétation des images et l’amélioration de la précision diagnostique.
Cette innovation marque ainsi une étape importante vers une médecine plus accessible, plus sûre et plus performante, où la technologie vient renforcer — et non remplacer — l’expertise des praticiens.
Il revient ainsi, sur l’importance de l’IA en radiologie en insistant sur ce challenge de repenser «l’accès aux soins jusque dans les zones les plus isolées et imaginer des centres hospitaliers fondé sur la valeur et la durabilité».
Djamila Kourta
