À l’occasion d’un symposium de lancement organisé par le laboratoire Biopharm, des experts ont mis en lumière les avancées apportées par une nouvelle génération d’antidiabétiques, notamment Trulicity, le dulaglutide, un agoniste du récepteur du GLP-1 (Glucagon-like peptide-1) d’action prolongée.
Ce traitement injectable hebdomadaire permet un contrôle glycémique efficace avec une seule injection par semaine. Une innovation qui simplifie considérablement la prise en charge quotidienne des patients ont expliqué les experts.
“En Algérie, nous utilisons les nouvelles molécules avec quelques années de décalage par rapport aux pays développés”, a relevé Pr Mohammed Belhadj l’ex chef de service de médecine interne au CHU d’Oran en précisant que ce retard retard pourrait expliquer, en partie, “nos chiffres bas en matière d’équilibre glycémique mais il faut s’attaquer à tous les autres facteurs en même temps pour obtenir une amélioration sensible. Les aGLP1 hebdomadaires apporteront sans aucun doute un plus à l’amélioration de l’équilibre glycémique et à la qualité de vie du patient“, a t-il ajouté.
C’est ce qu’ont affirmé les différents intervenants en expliquant que le produit est Administré via des stylos auto-injecteurs préremplis sous formes de deux dosages, ces traitements sont simples d’utilisation. “Les doses sont ajustables selon les besoins, avec une montée progressive en cas de contrôle glycémique insuffisant“, a t-on précisé.

Des bénéfices cliniques au-delà de la glycémie
Dans sa présentation portant sur l’approche intégrée multidimensionnelle du risque cardio-métabolique avec Dulaglutide, Pr Soumeya Fedala, cheffe de service d’endocrinologie au CHU Bab El Oued, a mis en avant les effets multiples du de cette molécule, commercialisé sous le nom (Trulicity), un traitement hebdomadaire qui agit bien au-delà de la simple baisse de la glycémie, a t-elle insisté.
«Il s’agit d’une molécule innovante qui a fait ses preuves et qui, au-delà de son effet antidiabétique, exerce une véritable protection cardiovasculaire », a souligné la spécialiste.
Pr Fedala a rappelé que le Diabète de type 2 est souvent associé à d’autres facteurs de risque tels que l’obésité, l’hypertension artérielle ou les anomalies lipidiques. Selon elle, c’est précisément sur ces différents paramètres que cette molécule démontre son intérêt.
Une réduction significative du poids
Au-delà du contrôle de la glycémie, l’un des effets les plus marquants concerne la perte de poids, a t-elle indiqué en précisant que “Les données montrent qu’avec une injection hebdomadaire de 0,75 mg, une perte pondérale d’environ 2,5 kg peut être observée après 26 semaines. Avec la dose de 1,5 mg, la réduction du poids peut atteindre près de 5 kg au cours du suivi”, a -t-elle souligné.
Les mécanismes impliqués incluent notamment une augmentation de la sensation de satiété, un ralentissement de la vidange gastrique et une action centrale sur les circuits cérébraux impliqués dans la régulation de l’appétit, a expliqué Pr Fedala.
Des effets cardiovasculaires démontrés
Les études suggèrent également que près de 25 % de la réduction des événements cardiovasculaires pourrait être liée au traitement, un effet qui ne s’explique pas uniquement par la baisse de la glycémie.
«Ce traitement agit simultanément sur plusieurs facteurs de risque – la glycémie, le poids, la pression artérielle et les lipides – ce qui contribue à réduire le risque cardiovasculaire global», a- t-elle conclu.

Une évolution des recommandations
Pour le Pr Adlane Zaamouche, chef du service de médecine interne au (CHU) de Constantine, ces résultats ont contribué à modifier les recommandations internationales en matière de prise en charge du diabète. Les nouvelles stratégies thérapeutiques tiennent désormais compte du risque cardiovasculaire du patient pour choisir le traitement.
Aujourd’hui, certains antidiabétiques dont Dulaglutide sont recommandés en priorité chez les patients diabétiques présentant un risque cardiovasculaire élevé ou des maladies cardiovasculaires établies.Dans ce contexte, les nouvelles recommandations privilégient des traitements capables d’agir simultanément sur plusieurs facteurs de risque, au-delà du simple contrôle glycémique.
Ces traitements ne se contentent plus de contrôler la glycémie — ils offrent une approche globale, ciblant l’ensemble des facteurs de risque métaboliques et cardiovasculaires, a t-on insisté.
Djamila Kourta
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