Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a annoncé, dans un intervention sur les ondes de la chaine nationale chaine 1, une série de mesures stratégiques visant à renforcer la production nationale de médicaments, à soutenir les exportations et à développer des innovations médicales majeures. L’objectif affiché : garantir la sécurité sanitaire de l’Algérie et réduire sa dépendance aux importations, tout en s’ouvrant aux marchés internationaux.
Une certification OMS pour faciliter l’exportation des médicaments algériens
En octobre prochain, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) procédera à l’évaluation du système de réglementation pharmaceutique algérien. L’enjeu : décrocher la norme NM3 (Niveau de Maturité 3), gage d’un système stable, fonctionnel et intégré.
Obtenir cette certification faciliterait considérablement l’enregistrement des médicaments algériens à l’étranger et simplifierait les procédures d’exportation, notamment vers les marchés africains. Actuellement, l’exportation reste faible malgré des capacités de production élevées.
Produire localement les matières premières
Le ministre a rappelé que 80 % des besoins nationaux en médicaments sont déjà couverts par la production locale. La nouvelle étape consiste à maîtriser la fabrication des matières premières stratégiques.
Trois projets, confiés au groupe public Saïdal, devraient être livrés avant fin 2025, à travers, notamment, trois unités. Il s’agit de l’une unité à Blida pour la production d’intrants destinés aux antibiotiques.
Une unité à Batna pour le paracétamol et l’acide acétylsalicylique, et une unité à Alger pour la matière première des antibiotiques.
À plus long terme, une quatrième unité spécialisée dans la production de matières premières pour hormones est prévue dans les 18 mois.
Dispositifs médicaux : produire et stériliser en Algérie
La dépendance aux importations touche aussi les dispositifs médicaux. Le ministre appelle les industriels à augmenter la production locale pour réduire la facture d’importation. Actuellement, certains équipements produits en Algérie doivent être envoyés à l’étranger pour stérilisation.
Pour y remédier, deux unités de stérilisation seront créées : l’une publique pour Saïdal, l’autre privée. Ces projets devraient démarrer dans les prochaines semaines.
Rania N.
