L’Association algérienne d’urologie (AAU) a organisé le 20ᵉ Congrès National d’Urologie, du 22 au 24 janvier 2026, à l’hôtel El Aurassi à Alger. Cet événement scientifique majeur a réuni plus de 700 urologues, issus des secteurs public et privé, venus de l’ensemble du territoire national, confirmant son statut de rendez-vous incontournable de la spécialité en Algérie.
Cette 20ᵉ édition se distingue par un programme scientifique de haut niveau, centré sur les dernières avancées, les tendances émergentes et les pratiques innovantes en urologie. Elle est également marquée par la participation active d’urologues algériens exerçant à l’étranger, illustrant la dynamique scientifique de la spécialité et son ouverture croissante à l’international.
Dès la première journée, le congrès a adopté un format innovant, avec une retransmission en direct. La matinée a été consacrée à des interventions scientifiques diffusées depuis des centres de référence en Chine, tandis que l’après-midi a donné lieu à des sessions cliniques axées notamment sur le cancer de la prostate et les pathologies prostatiques.
Chirurgie robot-assistée : une première à grande échelle
Parmi les temps forts du congrès, des écrans géants permettent la retransmission en direct et en parallèle de plusieurs interventions de chirurgie robotique, réalisées depuis des centres spécialisés en Chine, en Inde et en France.
Une première à cette échelle en Algérie, offrant aux participants une immersion inédite dans les techniques chirurgicales les plus avancées au monde.
Les deuxième et troisième journées sont consacrées aux communications scientifiques, aux innovations technologiques et aux nouvelles approches de prise en charge de l’ensemble des pathologies urologiques, avec la participation d’experts et de modérateurs venus notamment de France, d’Inde, de Tunisie et du Liban.
Un levier stratégique pour la santé en Algérie
Selon le Dr Ben Belhanafi Ahmed Salah, secrétaire général de l’Association algérienne d’urologie, l’objectif de ce congrès est de « mettre à niveau l’ensemble des urologues algériens face aux évolutions rapides des nouvelles technologies et de garantir une prise en charge des patients conforme aux standards internationaux ».
L’Algérie sera, dès 2026, dotée de plusieurs centres spécialisés en chirurgie robot-assistée en urologie. Cette avancée majeure permettra aux patients algériens de bénéficier, sur le territoire national, d’un plateau technique de haut niveau, réduisant ainsi le recours aux soins à l’étranger.
Cancer de la prostate : dépistage et prise en charge améliorés
Le Dr Belhanafi Ahmed Salah a également souligné l’augmentation du nombre de cas de cancer de la prostate enregistrée ces dernières années. Une évolution largement liée à l’extension du dépistage, permettant d’identifier davantage de cancers à un stade précoce.
Dans ce contexte, l’introduction de la chirurgie robot-assistée constitue un progrès décisif, offrant un diagnostic plus précis et une prise en charge chirurgicale optimisée, avec des retombées positives sur les résultats thérapeutiques et la qualité de vie des patients. Les spécialistes plaident toutefois pour un dépistage individuel ciblé, notamment chez les personnes à risque.
La chirurgie robot-assistée au service du patient
Le robot chirurgical est un instrument de haute précision, placé entre le praticien et le patient. Piloté par le chirurgien, il offre une vision améliorée et des gestes d’une extrême précision, difficilement atteignables par les techniques conventionnelles.
Ses avantages sont multiples : réduction des complications post-opératoires, diminution de la douleur et des pertes sanguines, récupération plus rapide, séjour hospitalier raccourci et meilleurs résultats fonctionnels et oncologiques.
Un engagement durable pour la modernisation de l’urologie
À travers ce 20ᵉ Congrès National, l’Association algérienne d’urologie réaffirme son engagement en faveur de la modernisation de la pratique urologique en Algérie, du renforcement des compétences médicales et de l’amélioration continue de la prise en charge des patients, au bénéfice direct du système de santé national.
Rania N.
