La deuxième phase de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a débuté dimanche sur l’ensemble du territoire, enregistrant une forte affluence dès la première journée. Dans de nombreux centres de santé, les parents ont répondu présents, témoignant d’une large adhésion à cette action de prévention.
Dès les premières heures de la matinée de ce 21 décembre qui marque le 2eme passage des JNV 2025, les centres de santé à travers les différentes wilayas du pays ont été pris d’assaut par les parents. Qu’il s’agisse des zones urbaines ou rurales, l’adhésion à cette campagne de prévention sanitaire est manifeste.
Selon le ministère de la Santé, l’opération se poursuivra jusqu’au 27 décembre 2025 et vise à protéger les enfants âgés de deux mois à cinq ans. «La vaccination est essentielle pour protéger nos enfants contre des maladies graves», confie Samira, mère de deux enfants, dans un centre de santé publique à Alger.
Pour d’autres, comme Ryad, cette phase est une séance de rattrapage cruciale. «J’ai raté la première phase, mais l’organisation et l’accueil des équipes médicales ici sont très rassurants », indique-t-il.
Les chiffres clés de la campagne
Pour assurer la réussite de cette opération, le ministère de la Santé a déployé des moyens humains et logistiques considérables, à travers, notamment, la mobilisation de 7 000 centres de vaccination soutenus par des équipes médicales mobiles pour atteindre les zones éloignées.
La campagne cible les enfants âgés de deux mois à cinq ans, qu’ils aient été vaccinés lors de la première phase ou qu’ils n’en aient pas bénéficié.
Les autorités sanitaires ont également souligné la mobilisation continue des équipes médicales et paramédicales, ainsi que la coordination avec les acteurs locaux, afin d’assurer le bon déroulement de cette campagne nationale dans les meilleures conditions organisationnelles et sanitaires.
Une stratégie de santé publique globale
Cette campagne ne se limite pas à la poliomyélite. Les autorités sanitaires profitent de ces journées nationales pour renforcer la vaccination de routine et mettre à jour les carnets de santé, garantir l’immunité collective pour éradiquer définitivement la maladie et optimiser l’organisation des soins de proximité.
«Vacciner mon enfant, c’est aussi protéger les autres», résume Lamya, maman d’un petit garçon de 36 mois, soulignant ainsi la dimension de responsabilité collective de cet acte.
L’appel à la poursuite de la mobilisation
Le ministère de la Santé réitère son appel aux parents : la dynamique doit se maintenir jusqu’au terme de la campagne. Les responsables de santé sont instruits pour veiller à ‘application rigoureuse des mesures sanitaires et à la diffusion large de l’information.
À travers ce deuxième passage, l’Algérie réaffirme sa priorité : la protection de l’enfance et la sécurité sanitaire durable.
