«L’indice de santé de l’Algérie est le plus élevé parmi tous les pays africains. » Cette déclaration forte a été faite ce mercredi à Tiaret par Fanuel Habimana, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Algérie, lors du lancement des quatrièmes ateliers régionaux consacrés aux Objectifs de Développement Durable (ODD) appliqués au secteur de la santé.
S’appuyant sur un rapport des Nations Unies publié en 2024 et axé sur la stratégie mondiale pour le développement durable, Habimana s’est dit optimiste quant à la capacité de l’Algérie à atteindre, d’ici 2030, les principaux objectifs sanitaires fixés à l’échelle internationale. « C’est un signal fort et porteur d’espoir pour l’ensemble du continent », a-t-il souligné.
De son côtés, Dr Omar Oualli, directeur de la population au ministère de la Santé, a salué les avancées du pays en matière de santé publique, notamment dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. « L’Algérie se distingue par sa progression dans la mise en œuvre des 13 cibles de l’ODD n°3, relatives à la santé et au bien-être », a-t-il déclaré.
D’après les chiffres de 2019, le taux de mortalité maternelle s’élève à 48,5 décès pour 100 000 naissances vivantes, loin en dessous de la moyenne mondiale estimée à 70. Le pays vise à réduire ce chiffre à moins de 20 d’ici 2030. Quant à la mortalité néonatale, elle est de 22 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Dr Omar Oualli a par ailleurs précisé que des efforts sont en cours dans d’autres domaines sanitaires prioritaires, afin que l’Algérie puisse honorer ses engagements dans les délais fixés.
Enfin, Fanuel Habimana a insisté sur l’importance des ateliers régionaux en cours, conçus pour renforcer les dynamiques locales, adapter les actions aux besoins des territoires et promouvoir une approche multisectorielle et participative du développement sanitaire.
T.D.M.
