Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a insisté sur la nécessité de disposer de données précises et actualisées pour améliorer la lutte contre le cancer en Algérie.
Lors de l’ouverture de la rencontre annuelle du Réseau national des registres du cancer de la population, mardi à Alger, le ministre a rappelé que le cancer demeure l’un des principaux défis sanitaires de notre époque, et que la fiabilité des données constitue la clé d’une politique de santé efficace et ciblée.
«Les registres du cancer nous permettent de mieux connaître la réalité épidémiologique de la maladie, sa répartition géographique et démographique, ainsi que les facteurs de risque associés», a déclaré M. Aït Messaoudène. «Ces outils sont un pilier essentiel pour orienter nos politiques de santé publique avec plus de précision et d’efficacité», insiste-t-il.
Un réseau national de registres en expansion
L’Algérie a réalisé d’importants progrès dans la mise en place d’un réseau national de registres régionaux et wilayaux couvrant progressivement l’ensemble du territoire.
Ces registres répondent aux standards internationaux établis par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), garantissant la qualité, la fiabilité et la régularité de la mise à jour des données.
Grâce à ce dispositif, l’Algérie s’impose désormais comme une référence régionale en matière de collecte et d’analyse des données épidémiologiques, un atout essentiel pour la recherche scientifique et la planification des soins.
La santé numérique au service de la recherche et de la prévention
S’inscrivant dans la stratégie nationale de modernisation et de digitalisation du système de santé, le ministère œuvre actuellement à la dématérialisation complète des registres du cancer.
Ce projet vise à connecter électroniquement les registres aux hôpitaux, laboratoires et centres régionaux, facilitant ainsi la collecte, l’analyse et la centralisation des informations à l’échelle nationale.
«La transformation numérique permettra d’accélérer la remontée des données, d’en garantir l’exactitude et de disposer d’une base actualisée au service de la recherche, de la planification et de la prévention», a précisé le ministre.
Une approche collective et intégrée
M. Aït Messaoudène a également souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les institutions de santé, les chercheurs, les professionnels et les partenaires, afin de consolider les acquis et d’élaborer des stratégies globales axées sur la prévention, le dépistage précoce et l’accès équitable aux traitements.
Il a tenu à saluer le travail des cadres, chercheurs et experts qui ont contribué à la réussite de ce projet national, réaffirmant l’engagement de son département à poursuivre les efforts de modernisation du système d’information sanitaire et à actualiser régulièrement les registres du cancer.
«Un système de santé fondé sur la connaissance et la performance»
En conclusion, le ministre a rappelé la vision globale du secteur. «Notre objectif est de bâtir un système de santé fondé sur la connaissance, la transparence et la performance, au service de la vie et de la dignité de chaque citoyen», affirme le ministre.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire : faire de la donnée scientifique un levier de décision et d’amélioration continue pour mieux prévenir, dépister et traiter le cancer en Algérie.
Rania N.
