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le directeur général de l’INSP Pr Abderrazak Bouamra

Infections associées aux soins et consommation excessive d’antibiotiques : 6% des patients touchés

Le taux de prévalence nationale des infections associées aux soins est estimée à 6 % en 2025, selon les résultats de l’enquête de l’Institut national de santé publique, révélés mercredi 30 juillet. Ce progrès a valu à l’Algérie les félicitations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a salué les efforts du pays pour améliorer la qualité des soins.

Les résultats de cette enquête de prévalence des infections associées aux soins, la fréquence de prescription des antibiotiques ainsi l’enquête sur la consommation des antibiotiques dans cinq CHU menées en collaboration avec l’OMS ont été annoncés, mercredi 30 juillet, lors d’une journée dédiée à la restitutions des résultats.

Cette étude sur les infections associées aux soins a concerné 16 centres hospitalo-universitaires répartis sur 12 wilayas sur un échantillon de 5 177 patients hospitalisés : «Je dois rappeler que ces deux études s’inscrivent dans le cadre des orientations de monsieur le ministre et dans l’objectif d’améliorer l’hygiène hospitalière», a déclaré le directeur général de l’INSP Pr Abderrazak Bouamra.

Il a expliqué qu’à travers ce travail : «nous avons pu générer l’indicateur et avoir  les estimations et quantifier les antibiotiques utiliser pour traiter ces infections».

Parallèlement, une seconde enquête a été menée dans 5 hôpitaux de la capitale entre février et juin 2025, afin d’analyser la consommation des antibiotiques utilisés pour prévenir et traiter les infections liées aux soins.

«Cette enquête est complémentaire à la première étude, nous avons pu estimer la consommation des antibiotiques au sein des hôpitaux dans les différents services et différentes spécialités. Ce qui constitue une première donnée en Algérie», tout en indiquant la mise en place d’un référentiel aux normes internationales pour la surveillance, la prise  en charge et le suivi  de ces infections.

Rationaliser l’utilisation des antibiotiques

L’enquête a montré que la consommation d’antibiotiques reste élevée dans certains services, notamment en réanimation et en chirurgie. Elle est estimé selon les résultats de l’étude à 54,6% «Nous devons renforcer les contrôles et rationaliser l’utilisation des antibiotiques, car leur surconsommation peut nuire à la santé des patients et compromettre la qualité des soins», a averti le Pr Bouamra.

Objectif 2050 : des hôpitaux sans infections liées aux soins

Le ministère de la Santé entend poursuivre ses efforts et multiplier les enquêtes de terrain pour améliorer la qualité des soins. L’objectif à long terme est ambitieux : atteindre, d’ici 2050, des établissements hospitaliers exempts d’infections liées aux soins et aligner les pratiques nationales sur les standards de l’OMS.

Le représentant du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Algérie, M. Phanuel Habimana, s’est félicité de ce travail  effectué par les équipes de  l’INSP en qualifiant les résultats des enquête de «levier puissant pour mieux cibler les interventions de prévention et de contrôle, de renforcer la formation et d’améliorer les systèmes de surveillance hospitalière“, a -t-il souligné et de s’enger à accompagner l’INSP la finalisation de ces travaux et leurs publications.

Rania N./D.K

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