Alors que les troubles de la fertilité touchent de plus en plus de couples en Algérie, souvent confrontés à un accès limité aux soins spécialisés, Al Salam Bank Algeria propose une réponse inédite alliant santé, solidarité et finance éthique. La banque vient de lancer officiellement « Amel », un produit de financement islamique destiné à soutenir les familles dans leur parcours vers la parentalité.
Présentée à l’Hôtel Hyatt Regency en présence de professionnels de la santé, des psychologues, sociologues, et imams et de représentants de la banque, cette initiative prend une dimension sociétale forte, en s’attaquant à un sujet encore trop souvent tabou : l’infertilité.
Un outil pour lever les freins financiers à la santé reproductive
Grâce à une formule fondée sur l’Ijara de services, « Amel » permet de financer des actes médicaux tels que la fécondation in vitro (FIV), l’insémination ou encore les bilans de fertilité, dans le respect des principes de la Charia. La démarche se veut inclusive, respectueuse des convictions religieuses et socialement responsable.
En effet, pour de nombreux couples, les soins liés à la fertilité représentent un coût important et rarement pris en charge. « Amel » s’inscrit ainsi dans une dynamique de démocratisation de l’accès à la santé reproductive, en facilitant l’accès au financement sans intérêts usuraires, dans une approche humaine et équitable.
Une coopération renforcée entre secteur bancaire et cliniques
Al Salam Bank Algeria a également annoncé la signature d’une convention avec la Clinique du Val, marquant le début d’un partenariat avec un réseau de cliniques spécialisées agréées à l’échelle nationale.
Ces établissements bénéficieront de formations spécifiques afin d’accompagner les patients dans leurs démarches administratives et de financement, renforçant ainsi l’articulation entre médecine de la reproduction et dispositifs bancaires.
Un produit encadré, accessible et orienté vers les familles
Le financement peut aller de 50 000 à 1 000 000 DZD, remboursable sur 36 mois maximum, avec des conditions souples : être âgé de 19 à 70 ans, percevoir un revenu stable depuis au moins un an, et déposer un montant initial de 50 000 DZD dans un compte dédié.
Des documents simples (attestation de travail, relevés bancaires, pièce d’identité, facture médicale) suffisent à constituer le dossier.

Redonner confiance aux couples, briser les tabous
Le choix du nom « Amel », qui signifie espoir en arabe, est tout sauf anodin. Il traduit une volonté de briser le silence autour de l’infertilité, en apportant un soutien concret à ceux qui, souvent dans l’ombre, luttent pour devenir parents.
Dans un pays où la famille demeure une valeur centrale, cette initiative s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur le droit à la santé pour tous, y compris dans sa dimension reproductive.
Vers une finance sociale au service de la santé
Avec « Amel », Al Salam Bank Algeria ne se contente pas d’innover sur le plan financier. Elle ouvre une voie nouvelle : celle d’une finance sociale, solidaire et conforme à l’éthique islamique, tournée vers les besoins réels des citoyens.
À travers ce produit, la banque réaffirme son rôle d’acteur engagé au service de la société algérienne, de ses aspirations, et de ses espoirs les plus intimes.
Rania N.
