Le service de chirurgie thoracique de l ‘hôpital de Bab El Oued a organisé, mardi, une journée de formation médicale continue sur les pathologies thoraciques chirurgicales chez l’enfant.
Une problématique qui a suscité plusieurs questions et un débat riche entre professionnels des différentes spécialités médicales. Définir le Parcours de soins des enfants ayant des pathologies thoraciques représente un vrai challenge pour la structure hospitalière qui a besoin aujourd’hui de plus de moyens et humains et matériels au vu de l’augmentation des pathologies infantiles qu’elles relèvent de l’oncologie ou autres.
Si les chirurgiens thoraciques affirment maîtriser l’acte chirurgical mais la problématique est posée au niveau des soins intensifs. Il ne suffit pas d’avoir des blocs opératoires et opérer des enfants mais «il faut leur assurer le suivi post opératoire dans les meilleures conditions et en toute sécurité», a souligné Pr Karima Achour chef de service de chirurgie thoracique.
Réunir toutes ces compétences au niveau de l’hôpital de Bab El Oued
Elle souligne que cette journée a justement pour objectif de réunir toutes ces compétences au niveau de l’hôpital de Bab El Oued afin de «discuter entre nous spécialistes et réfléchir aux voies et moyens d’améliorer le parcours de soins du paient ».
Du côté des médecins anesthésistes réanimation, la tâche n’est pas aussi facile que l’on croit. La structure ne dispose pas d’un plateau technique adéquat à ces pathologies spécifiques de l’enfant relève le Pr Mohamed Maatouk chef de service d’anesthésie réanimation. « Les unités de réanimations doivent être équipées d’un matériels qui répond aux exigences réels pour la prise en charge de ces pathologies. Des respirateurs adaptés aux enfants en fonction de l’âge et du poids doivent être disponibles en quantité suffisante a-t- il indiqué.
Renforcer la formation des équipes
La formation des équipes dans les services de réanimation est, selon lui, primordiale afin d’assurer une bonne prise en charge des patients avant, pendant et après l’acte chirurgical.
Le service d’oncologie pédiatrique est aujourd’hui fonctionnel avec 28 lits sur les 60 existants pour manque de personnel a précisé Pr Fatiha Gachi, chef de service.
Pour elle la chirurgie de ces pathologies pédiatrique demeure très sensible au vu de la complexité des affections et l’absence de moyens notamment en chirurgie thoracique et les soins postopératoires. Les spécialistes ont ainsi recommandé la généralisation des RCP au niveau de l’hôpital et la mise en place des colloques pour examiner toutes les pathologies confondues de l’enfant.
Djamila Kourta
