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Lutte contre le cancer du sein : Le dépistage organisé est la clé selon le Pr Salaheddine Bendib

Dans le troisième épisode du podcast “Santé Pour Tous” le professeur Bendib Salah Eddine, ancien doyen de la faculté de médecine, professeur au CPMC, et expert en radiologie, tentera d’expliquer l’opération de dépistage du cancer du sein, qui est, selon lui, “une question médicale” qui doit remplir certaines conditions pour prouver son efficacité.

L’Algérie enregistre près de 15 000 nouveaux cas de cancer du sein par an, rappelle Djamila Kourta, directrice de TDMsanteinov, à son invité. Qui est concerné par le dépistage qui revient chaque année pendant la campagne d’octobre rose ? Comment il se fait, et surtout comment doit-il être organisé ?

“Le dépistage organisé concerne des femmes saines qui n’ont visiblement aucune pathologie donnée”, précise le professeur Bendib. Ce dépistage concerne les femmes, à partir de l’âge de 40 ans, qui sont invitées à se faire dépister.

Comment se fait le dépistage ?

Dans le détails, le professeur Bendib explique que le dépistage se fait, dans un premier temps, par un examen clinique, qui est suivi par une mammographie. Dans certains cas, des clichés supplémentaires sont demandés ainsi qu’une échographie mammaire.

Il existe trois types de dépistages, selon le professeur Bendib : le dépistage individuel, qui consiste à ce que la patiente se dirige vers une structure de santé pour se faire dépister.
Le dépistage familial, qui concerne les femmes qui ont des prédispositions génétiques. Et enfin, le dépistage organisé par le ministère de la santé.

Qu’est-ce qu’un dépistage organisé ?

Le professeur Bendib explique que le dépistage organisé doit être réalisé par une structure agréé qui doit remplir certaines conditions de conformité. La présence d’un radiologue expert est une nécessité.

Ce dernier doit “être accrédité et avoir réalisé un certain nombre de mammographies par an pour être considéré comme expert”.
Le professeur Bendib souligne que le dépistage organisé a permis de réduire la mortalité par le cancer du sein de 30%, “contrairement au dépistage individuel, qui lui n’a pas été évalué”, estime-t-il.

Mais qu’est-ce qui manque pour aller vers le dépistage organisé comme dans d’autres pays ? Demande Djamila Kourta à son invité. “Il nous faut un peu de courage politique. Et je pense que tout est disponible“, estime le professeur Bendib.

Yamina baïr 

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