L’Algérie envisage de fabriquer les produits radio- pharmaceutiques utilisés en médecine nucléaire à usage de diagnostic et thérapeutique dans la lutte contre le cancer. Un groupe de travail multisectoriel a été installé pour l’élaboration d’une feuille de route après l’établissement d’un état des lieux. Il faut savoir que 171 produits radio pharmaceutiques sont importés par la pharmacie centrale des hôpitaux après autorisation auprès du ministère de l’énergie.
Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a coprésidé, lundi à Alger, avec le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, une réunion d’étape du groupe de travail et de suivi de «l’élaboration d’une feuille de route pour orienter l’investissement vers les techniques et les applications nucléaire», a indiqué un communiqué du ministère de l’Energie.
La rencontre s’est tenue en présence de représentants des ministères de la Santé, et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ainsi que des membres du groupe de travail intersectoriel (Energie et mines, Santé, Enseignement supérieur et recherche scientifique, Industrie et production pharmaceutique, et COMENA), au siège du commissariat de l’énergie atomique (COMENA), a souligné le communiqué.
La réunion était, poursuit le communiqué, l’occasion de présenter un exposé sur le rapport préliminaire et le plan d’action élaboré par le groupe de travail intersectoriel concernant plusieurs aspects, dont la prévention, le diagnostic, le traitement, la maintenance des équipements, la formation, la recherche scientifique et le développement technologique,.
Après avoir salué les efforts du groupe de travail chargé d’élaborer et de finaliser la feuille de route et le plan d’action, les ministres ont été unanimes à souligner «la nécessité d’établir un échéancier, en définissant les équipements de médecine nucléaire prioritaires en vue de les produire localement et de bénéficier des expertises et du transfert technologique dans ce domaine».
Le groupe de travail est chargé de recenser les utilisations actuelles en Algérie des techniques et des applications nucléaires en matière de lutte contre le cancer et de définir les besoins immédiats et à moyen terme dans le cadre du programme national de lutte contre le cancer.
Le groupe est également chargé de déterminer et d’organiser l’infrastructure dans le cadre du programme de recherche scientifique lancé dans ce domaine et d’«élaborer des programmes de formation et de qualification, en veillant à renforcer les capacités nationales et à renforcer les capacités nationales et à promouvoir les relations de coopération internationale et régionale en veillant à soutenir le programme de lutte contre le cancer en Algérie» a ajouté la même source.
Pour rappel, M. Arkab avait présidé, le 16 avril dernier, l’installation d’un groupe de travail multisectoriel chargé d’élaborer une feuille de route pour orienter l’investissement dans les techniques et les applications nucléaires à usage médical.
Djamila Kourta
