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conditions d'aces au DEMS

Médecins exerçant au Sud et des Hauts-Plateaux : L’accès au DEMS ouvert jusqu’à 50 ans

 

Le ministère de la Santé assouplit les conditions d’accès au diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS) pour les médecins généralistes exerçant dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux. L’âge limite est porté à 50 ans et l’ancienneté professionnelle minimale réduite à deux ans, en contrepartie d’un engagement de service de six ans après la formation.

Les médecins généralistes exerçant dans les régions du Sud et des Hauts-Plateaux bénéficient de nouvelles conditions d’accès à la formation médicale spécialisée. Cette mesure, applicable au titre de l’année 2026, vise à élargir les possibilités de spécialisation des praticiens du secteur public, tout en contribuant à renforcer durablement la couverture médicale dans ces territoires.

Dans une correspondance datée du 27 octobre et adressée aux directeurs de la santé et de la population (DSP) des wilayas concernées, le ministère de la Santé a précisé les modalités d’accès au DEMS, ainsi que les droits et obligations des médecins admis. Ces dispositions font suite à l’instruction ministérielle conjointe du 22 octobre 2026, qui modifie et complète celle du 28 novembre 2019 encadrant cette formation.

Deux années d’exercice exigées

Pour être éligibles, les candidats doivent justifier d’au moins deux années d’exercice dans les wilayas concernées, être en activité à la date du concours et ne pas dépasser 50 ans à cette même échéance. L’assouplissement des critères d’ancienneté et d’âge permet ainsi à un plus grand nombre de praticiens de prétendre à une spécialisation.

Cette mesure intervient dans un contexte où la disponibilité des médecins spécialistes demeure un enjeu important pour l’accès aux soins dans les régions éloignées des grands centres urbains. Elle vise à favoriser le développement des compétences médicales et à encourager leur maintien au sein des structures publiques locales.

Maintien du salaire et des indemnités

Durant leur formation, les médecins admis conservent leur salaire, leur régime indemnitaire ainsi que les avantages incitatifs dont ils bénéficiaient avant leur admission. Ces rémunérations restent à la charge de leurs établissements d’origine.

En revanche, les indemnités liées à l’activité exercée au sein des établissements d’accueil, notamment celles relatives aux gardes et les primes exceptionnelles, sont versées par les structures sanitaires dans lesquelles les praticiens poursuivent leur cursus.

En contrepartie de ces avantages, chaque médecin doit signer un contrat d’engagement avec son établissement d’origine. Il s’engage à reprendre ses fonctions à l’issue de sa formation et à exercer pendant au moins six ans dans un établissement relevant de la wilaya de rattachement de sa structure initiale.

Des obligations après la formation

Le ministère prévoit également des dispositions en cas de rupture des engagements. Tout médecin qui interrompt sa formation pour des motifs non pédagogiques ou en raison d’une incapacité professionnelle est tenu de rembourser l’intégralité des frais engagés pour son cursus.

Le non-respect de la durée de service obligatoire entraîne également le remboursement des frais de formation, auxquels s’ajoute le montant correspondant aux années de service restant à accomplir.

Sur le plan pédagogique, les praticiens concernés sont soumis aux mêmes exigences scientifiques et de formation que les médecins résidents. La délivrance de leur attestation de fin de formation demeure toutefois conditionnée à l’accomplissement de la période de service obligatoire prévue dans leur contrat.

Les nouvelles dispositions s’appliquent aux praticiens relevant de 30 wilayas, dont Adrar, Laghouat, Biskra, Béchar, Tamanrasset, Djelfa, Ouargla, Tindouf, El Oued et Ghardaïa, ainsi que plusieurs autres wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux. Elles entrent en vigueur à compter de la date de signature de l’instruction ministérielle.

Rania.N

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