La Commission nationale des maladies cardiovasculaires est appelée à jouer un rôle central dans l’amélioration de la prise en charge des patients en Algérie. Sa mission consiste notamment à évaluer les besoins, à proposer des mesures pour mieux organiser les soins et à renforcer la coordination entre les différents niveaux du système de santé, en particulier face aux urgences cardiovasculaires.
L’installation de cette instance scientifique et consultative s’inscrit dans les priorités du ministère de la Santé, réaffirmées jeudi 15 octobre 2026, par le Dr Hadj Maâti Khalil Réda, qui a présidé la cérémonie au nom du ministre de la Santé, le Pr Mohamed Seddik Aït Messaoudene à l’occasion de l’ouverture du congrès international de la Société algérienne de cardiologie.
Parmi les enjeux prioritaires figure la prise en charge des syndromes coronariens aigus, qui exige une intervention rapide et une coordination efficace entre les différentes structures de soins. La commission devra contribuer à identifier les besoins et à proposer des mesures permettant d’améliorer l’organisation des parcours de soins et de réduire les retards de prise en charge.
Réduire les disparités régionales d’accès aux soins spécialisés
Au-delà de l’urgence cardiovasculaire, le ministère entend renforcer l’offre de soins spécialisés à travers le développement des pôles régionaux, la création et l’organisation de centres de référence et de centres d’excellence, ainsi que le renforcement des capacités des établissements de santé, notamment dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux.
L’objectif affiché est de garantir une meilleure équité territoriale dans l’accès aux soins cardiologiques spécialisés, en tenant compte des besoins des différentes régions du pays.
Équipements médicaux : la PCH mobilisée dès 2027
L’amélioration de la prise en charge passe également par la disponibilité des équipements et des dispositifs médicaux. Après des dysfonctionnements signalés dans l’approvisionnement de certains services spécialisés, le ministère annonce le renforcement des mécanismes de suivi numérique de la maintenance, de la disponibilité des équipements et des délais d’intervention.
Autre annonce : à partir de 2027, la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) sera chargée de l’acquisition et de la mise à disposition des dispositifs médicaux, notamment ceux destinés à être implantés, ainsi que de leur distribution en fonction des besoins réels des établissements de santé.
Le ministère mise également sur l’intelligence artificielle, les nouvelles techniques d’imagerie, le cathétérisme et les interventions cardiaques pour améliorer le diagnostic, le suivi des patients et les résultats thérapeutiques.
Les sociétés savantes appelées à contribuer à la stratégie nationale
Le ministère souhaite, enfin, renforcer sa coopération avec les sociétés savantes afin de transformer les recommandations scientifiques en mesures concrètes. La formation continue et le développement des compétences nationales figurent également parmi les leviers identifiés.
À travers la Commission nationale des maladies cardiovasculaires, l’enjeu est désormais de mieux structurer la réponse sanitaire face à des pathologies qui constituent un défi majeur, tant par leur fréquence que par leurs conséquences humaines, sociales et économiques.
Point éditorial important : le communiqué précise les missions générales de la commission, mais ne détaille pas sa composition, son calendrier de travail ni les mesures qu’elle a déjà adoptées. Pour éviter toute extrapolation, l’article présente donc ses missions telles qu’elles sont annoncées, sans lui attribuer de décisions non confirmées.
Djamila Kourta
