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Maladies cardiovasculaires : la PCH assurera l’approvisionnement en dispositifs médicaux dès 2027

Maladies cardiovasculaires : la PCH assurera l’approvisionnement en dispositifs médicaux dès 2027

Le ministère de la Santé mise sur le renforcement des structures spécialisées, la modernisation des équipements et le recours aux nouvelles technologies pour améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies cardiovasculaires. À partir de 2027, la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) sera chargée de l’acquisition et de la distribution des dispositifs médicaux, notamment ceux destinés à être implantés.

L’amélioration de la prise en charge des maladies cardiovasculaires figure parmi les priorités du ministère de la Santé. Cette orientation a été réaffirmée jeudi soir, à l’occasion de l’ouverture du congrès international de la Société algérienne de cardiologie, présidée par le chef de cabinet du ministère de la Santé, le Dr Hadj Maâti Khalil Redha, au nom du ministre, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudane.

Face au poids croissant des maladies cardiovasculaires, responsables de complications graves et de nombreux décès, le département de la Santé entend renforcer les dispositifs de prévention, de dépistage précoce et de diagnostic, tout en améliorant l’accès aux traitements spécialisés. Ces pathologies constituent également un défi économique et social qui nécessite une meilleure organisation des soins et une mobilisation accrue des ressources disponibles.

Dans cette perspective, le ministère mise sur une approche intégrée fondée sur l’identification des besoins, la valorisation des compétences nationales et l’amélioration du parcours de soins, depuis le diagnostic jusqu’au traitement.

Renforcer les structures spécialisées

Parmi les mesures mises en avant figure le développement des pôles régionaux, des centres de référence et des centres d’excellence. L’objectif est de renforcer les capacités de prise en charge dans les différentes régions du pays, notamment dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, où l’accès aux soins spécialisés constitue un enjeu majeur d’équité territoriale.

Le ministère entend également s’appuyer sur la Commission nationale des maladies cardiovasculaires, une instance scientifique et consultative chargée d’évaluer les besoins et de proposer des mesures destinées à améliorer l’organisation des soins.

Une attention particulière sera accordée aux syndromes coronariens aigus, dont la prise en charge exige une intervention rapide et une coordination efficace entre les différents niveaux du système de santé.

La PCH au cœur de l’approvisionnement en 2027

La disponibilité des équipements et des dispositifs médicaux constitue un autre axe de cette stratégie. Après avoir relevé des dysfonctionnements dans l’approvisionnement de certains services spécialisés, le ministère de la Santé a engagé le renforcement des mécanismes de suivi et de gestion numérique.

Des plateformes numériques doivent permettre de suivre la disponibilité des équipements, leur maintenance et leurs dates de péremption, mais aussi de repérer les anomalies et de réduire les délais d’intervention ainsi que la durée des pannes.

Dans ce même cadre, le ministre a annoncé qu’à compter de 2027, la Pharmacie centrale des hôpitaux sera chargée de l’acquisition et de la mise à disposition des dispositifs médicaux, notamment des dispositifs implantables. Leur distribution devra être assurée en fonction des besoins réels des établissements de santé.

Cette mesure vise à améliorer la gestion de l’approvisionnement et à renforcer la disponibilité des produits nécessaires à la prise en charge des patients.

L’intelligence artificielle au service du diagnostic

La modernisation de la cardiologie passe également par l’intégration des avancées scientifiques et technologiques dans les pratiques médicales. Le ministère entend notamment encourager le recours à l’intelligence artificielle pour favoriser le dépistage précoce, affiner les diagnostics, améliorer le suivi des patients et soutenir la décision médicale.

Les progrès réalisés dans les traitements médicamenteux, l’imagerie médicale, le cathétérisme, les interventions cardiaques et la chirurgie spécialisée constituent autant de leviers susceptibles d’améliorer les résultats thérapeutiques.

Toutefois, l’exploitation optimale de ces innovations nécessite un renforcement de la formation continue et pratique des professionnels de santé, afin de garantir une utilisation adaptée des équipements modernes et de consolider les compétences nationales.

Les sociétés savantes appelées à contribuer à l’effort national

Le ministère de la Santé a, par ailleurs, souligné le rôle des sociétés savantes dans le développement des connaissances médicales, la promotion de la recherche scientifique et l’actualisation des compétences des professionnels.

Le renforcement de la coopération entre ces organisations et les autorités sanitaires doit permettre de mieux coordonner les initiatives, de définir des priorités communes et de traduire les recommandations scientifiques en mesures concrètes sur le terrain.

À travers ces différentes orientations, les pouvoirs publics ambitionnent d’améliorer la qualité des soins, d’optimiser l’utilisation des moyens disponibles et de réduire les inégalités d’accès aux traitements spécialisés. Les recommandations du congrès international de la Société algérienne de cardiologie sont ainsi attendues pour contribuer au renforcement de la prévention, à la promotion de l’innovation médicale et à l’amélioration de la prise en charge des patients à l’échelle nationale.

Rania.N

 

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